Formations cliniques du Champ lacanien

Collèges de Clinique Psychanalytique

Numéros parus

L’inconscient et le corps

La revue nationale des Collèges Cliniques n°14
  • Mars 2015

  • Editorial par Jean-Pierre Bonjour

    L’Inconscient, découverte de Sigmund Freud encore neurologue, est historiquement lié aux patientes de Charcot à la Salpêtrière. À la différence des paralysés organiques, les symptômes ne correspondaient pas à la trajectoire anatomique des nerfs moteurs. Ces conversions hystériques demeuraient résistantes aux traitements médicaux alors en usage. Le sujet dans sa chair objectait au savoir médical.

    Avec Les mémoires d’un névropathe de Schreber, les phénomènes corporels témoignent de l’intensité de la thématique transsexuelle. Le concept de pulsion avancé par Freud désignera cette articulation de la psyché au corps vivant ; pulsion qui ne travaille pas que pour la vie... S’appuyant notamment sur la destruction des corps pendant la Première Guerre mondiale, il avance en 1923 dans Au-delà du principe de plaisir, le concept de pulsion de mort, que certains de ses élèves refusent. Mélanie Klein et Jacques Lacan le défendront, s’opposant ainsi à l’egopsychologie.

    Avec la description du « stade du miroir [1] » Jacques Lacan appréhendera, dès 1936, la question du corps. Distinguant le registre symbolique, ordonnant l’imaginaire, il en arrive à un quadrillage du corps par le signifiant. Ainsi, la conversion hystérique est atteinte symbolique ; l’hypocondrie, lésion imaginaire ; le psychosomatique une écriture dans le réel du corps.

    En s’appuyant sur la pulsion et son circuit, Lacan rend compte de la vie amoureuse et sexuelle. Or, tout n’est pas mortifié par le signifiant, il y a un reste, non spécularisable – l’angoisse signant sa présence –, l’objet a dont la pulsion fait le tour. Objet a hors-corps, produit d’une coupure devenant l’étoffe du sujet : « Ce qu’il y a sous l’habit et que nous appelons le corps, ce n’est peut-être que ce reste que j’appelle l’objet a [2] », soutient-il au début du séminaire Encore.

    Dans son texte « Radiophonie » (1970), Lacan nous indique « que l’Autre, le corps du symbolique fait le corps de s’y incorporer [3] ». Cependant, le vivant ne suffit pas à faire un corps, pour qu’il le devienne il faut l’introduction du signifiant. Le langage est un corps qui donne corps : ainsi l’animal est un corps ; l’homme, lui, a un corps, et il parle avec son corps. Depuis le stade du miroir, Lacan va donner toute son importance à l’Imaginaire qui habille le corps, jusqu’au mystère du corps parlant [4].

    De la qualité et des différentes modalités de nouage de l’imaginaire, du symbolique incorporé et du réel de l’organisme vivant, dépendra la façon dont un sujet se construira ou pas un corps, non sans effets de déperdition de la jouissance. Le sujet n’aura de cesse ensuite de vouloir récupérer cette jouissance perdue dans les objets pulsionnels hors-corps (comme la voix) mais aussi dans « le symptôme [...] inscrit en lettres de souffrance dans la chair du sujet [5] ».

    Ce recueil, le quatorzième, réunit l’ensemble des travaux des collèges, des espaces cliniques et de la Journée Nationale des Collèges Clinique du Champ Lacanien qui s’est tenue à Toulouse en mars 2014.

    Remercions ici l’ensemble des auteurs, correcteurs, qui ont contribué à l’élaboration de ces textes. Puisse le lecteur y trouver motière à nourrir sa réflexion, et saisir en quoi la psychanalyse y intervient en tentant d’explorer, à partir de la clinique, comment au XXIe siècle les hommes et les femmes font semblant dans leur identité sexuelle, nouveaux symptômes à cerner, qui dans leur essence restent symptômes de corps.

    Notes

    • 1. Lacan J., « Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je », Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 93.
    • 2. Lacan J., Le SĂ©minaire, livre XX, Encore, Paris, Seuil, 1975, p. 12.
    • 3. Lacan J., « Radiophonie », Autres Ă©crits, Paris, Seuil, 2001, p. 409.
    • 4. Lacan J., Le SĂ©minaire, livre XX, Encore, id., p. 118.
    • 5. Lacan J., « Fonction et champ de la parole et du langage », Écrits, id., p. 306.

    Sommaire

    I Présentation des Collèges de clinique psychanalytique du Champ lacanien par Jacques Adam

    • Éditorial par Jean-Pierre Bonjour

    II Travaux des Collèges de clinique psychanalytique de France et des espaces cliniques associés

    Le corps parlant

    • L’Inconscient et le corps dans la schizophrĂ©nie et l’hystĂ©rie, Michel Bousseyroux
    • Hypocondrie, quand tu nous tiens !, Colette Sepel
    • Le corps parlant, ou la rĂ©duction de l’âme, Sol Aparicio
    • Variations sur un binaire : corps et langage ou corps et inconscient-langage, StĂ©phanie Gilet-Le Bon
    • Inconscient â—Š corps, Jean-Jacques Gorog

    Les nouages du corps

    • Avoir un corps... borromĂ©en, Colette Soler
    • Corps et ego, Jean-Claude Coste
    • Le Nom comme corps et le corps comme Autre, Bruno Geneste

    Corps et discours

    • « C’est avec nos propres membres que nous faisons l’alphabet du discours inconscient », Bernard NominĂ©
    • Les corps attrapĂ©s par le discours, Bernard Lapinalie
    • Cet objet a fatidique, Carmen Gallano

    L’objet, la pulsion

    • Une nuditĂ© jamais assez nue ?, Anne Meunier
    • Le corps, l’inconscient et la voix, Luis Izcovich

    Le corps et la langue

    • Comment « faire accord » entre le langage et le corps ?, Patricia Dahan
    • PoĂ©sie du corps, physique de l’inconscient, Marie-JosĂ© Latour

    DĂ©sir et jouissance

    • Le dĂ©sir, « ressort de l’amour », Marc Strauss
    • L’énigme, le corps, l’inconscient, David Bernard
    • ExpĂ©rience de la grossesse et ses vicissitudes, Ghislaine Delahaye-Mihière

    Clinique du corps morcelé

    • Tout le monde a-t-il un corps ?, Marie Maurincomme
    • Gigi, Jean-Pierre Drapier
    • Le corps ou les mots, Jean-Michel Arzur
    • De la magie au hip-hop : quel regard ?, Jocelyne Vauthier

    III J. Lacan, Le séminaire Encore : Introduction à la lecture

    • Le corps, substance jouissante et sexuĂ©e
    • Une lecture des premières sĂ©ances d’Encore, Muriel Mosconi

    IV Sommaire des numéros antérieurs

    V Renseignements pratiques sur les Collèges

    de clinique psychanalytique du Champ Lacanien

    VI Les auteurs de la revue

    La perversion polymorphe, l’enfant dans l’adulte

    La revue nationale des Collèges Cliniques n°13
  • Mars 2014

  • Editorial par Marc Strauss

    Que la pulsion soit ce qui contraint chacun à se donner du mal est ce qu’a révélé Freud, en le relevant chez ceux qui s’en donnaient trop, les névrosés.

    La pulsion est un concept de la psychanalyse, fondamental pour Lacan. En effet, elle ne se saisit nulle part dans la réalité de façon concrète et immédiate et jusqu’à l’hypothèse de l’inconscient elle était recouverte par le préjugé politique de l’instinct, qui avait remplacé celui de Dieu.

    Pourquoi donc serait-il nĂ©cessaire de se donner la peine de l’éclairer, alors que nous avons pu jusqu’à prĂ©sent nous en passer sans trop de dommage irrĂ©versible ?

    Admettons que du point de vue l’irréversibilité, la réserve se justifie amplement : au regard de la mort, aussi absolument qu’indiscutablement telle, il est vrai que tout va bien encore. Mais si la question est posée du point de vue de la vie, la même remarque s’avère quelque peu irresponsable : le symptôme qui la gâche est bien irréversible aussi, et sa répétition infernale.

    Ainsi, à se croire animé d’instinct ou de molécules, il n’est certes pas nécessaire de prendre en compte la pulsion ; mais à qui le symptôme fait entendre le mal qui le constitue, impossible d’en faire l’économie.


    En effet, la psychanalyse seule dévoile la cause de l’échec de la sexualité à procurer satisfaction sans reste : la castration. Comme elle est un cul de sac pour la pensée - pour toute pensée, cela rend impossible de prendre la question du malheur du sexe de front. Ce dernier ne se laissant oublier pour personne, il reste à en dégager les ressorts, pour en permettre une réorganisation moins coûteuse, s’il est possible. Et ces ressorts sont les pulsions.

    Ainsi, de la perversion polymorphe, pour laquelle aucun plaisir n’est mal, à la sexualité de l’adulte, la pulsion par son montage détermine autant les orientations sexuelles que les sublimations qui se réaliseront par le fantasme. Elle a valeur de fil rouge, où s’actualise réellement le sujet.

    La perversion polymorphe de l’enfant, la pulsion donc, est aussi le fil rouge de ce volume. Certains textes, à travers les avatars de ses manifestations les plus concrètes, démontrent sa structure, d’une logique implacable mais nécessaire aussi à son déchiffrage, lui-même préalable à toute interprétation. D’autres textes mettent l’accent sur le désir en jeu dans l’interprétation même, car il n’est pas anodin de rendre compte du fait qu’y voir plus clair fasse de l’effet, le plus souvent agréable.


    Au lecteur maintenant d’en faire l’expérience, de constater que la lecture de ce xiiie volume de la Revue des Collèges de Clinique Psychanalytique a bien pour lui cet effet de plaisir.

    Reste à remercier tous ceux qui ont contribué à son élaboration, les Collèges, les auteurs et les correcteurs, ainsi que ses lecteurs à venir. D’eux tous dépend sa fonction : transmettre la découverte analytique.

    Les différents articles de cette revue abordent ces questions prises dans les discours, les quatre, que Lacan considère comme les quatre modes possibles de lien social. Les symptômes étant tributaires de leur époque, nous rencontrerons des témoignages de la clinique soumise au discours capitaliste qui nous gouverne, et qui est une variante du discours du maître avec pour caractéristique de produire ségrégation et racisme ; ce qui n’élimine pas les autres discours par lesquels Lacan a défini les mathèmes des liens sociaux : discours de l’hystérie, discours de l’université, discours analytique, chacun écrivant une modalité de la jouissance collective.

    Et Lacan d’affirmer qu’il ne fonde pas l’idée de discours sur l’ex-sistence de l’inconscient, mais c’est l’inconscient qu’il en situe de n’ex-sister que d’un discours. Ce qui pose la question de la manière dont les sujets s’inscrivent dans le discours établi et qui renvoie à la rencontre avec l’Autre et aux effets qui en résultent ; la place qui est faite au sujet en tant que parlêtre et celle qu’il accepte de prendre déterminent le rapport du sujet à l’Autre. Comment le sujet s’appareille à la jouissance ? Qu’en est-il de son désir ? Et que fait-il de ce reste de jouissance qui ne se parle pas, mais qui parle malgré lui, ces premiers signes d’humanité qui s’incrustent dans la chair, effets du réel de lalangue, hors sens, portés par le vivant, ces éléments de langage qui viennent de lalangue sont jouis en tant qu’objets, ce qui fait tomber la barrière langage-jouissance. L’aperçu de cet inconscient dans le parcours analytique a des conséquences sur la jouissance produisant un changement de jouissance.

    Les élaborations présentées dans cette revue résultent de la rencontre entre enseignants et participants aux Collèges cliniques. Ils se réunissent pour une tache commune, libérer le savoir coincé dans la structure langagière « maître », chacun travaillant à partir de son manque dans le savoir pour produire plus de savoir. C’est le discours hystérique qui montre cet ordre de jouissance en écrivant le savoir à la place de la jouissance.

    Sommaire

    I Présentation des Collèges de clinique psychanalytique du Champ lacanien par Jacques Adam

    • Éditorial par Marc Strauss

    II Travaux des Collèges de clinique psychanalytique de France et des espaces cliniques associés

    La réalité sexuelle, de Freud à Lacan
    • « Faute de pouvoir en dire plus ni mieux », ou qu’est-ce que la « rĂ©alitĂ© sexuelle », Sol Aparicio
    • Les pares-angoisse de l’enfant dans la nĂ©vrose infantile ou les solutions de l’enfant face Ă  « tout Ă©vènement de rĂ©el », StĂ©phanie Gilet Le Bon
    • Au-delĂ  de la perversion polymorphe, Colette Soler
    De l’enfant à l’adulte
    • La colère comme condensateur de pulsions, Jean-Pierre Drapier
    • Que nous enseigne le cas du petit Hans sur le devenir de la perversion polymorphe ?, Ana Martinez W.
    • Des ĂŞtres Ă  tendances perverses dĂ©veloppĂ©es ?, Anne Meunier
    La perversion, trait ou structure : clinique du cas
    • Un enfant perverti ?, Paula Damas
    • L’âmoralitĂ© du pervers ou la moralitĂ© de la jouissance, Éliane Pamart
    • « L’enfant gĂ©nĂ©ralisĂ© », ses perversions, François Terral
    La perversion, trait ou structure : des oeuvres
    • Un souffle de vie, Anne-Marie Combres
    • Un mensonge qui s’annonce, Geneviève Faleni
    • Le p’tit a Barnacle de James Joyce, Bruno Geneste
    • Du nouveau dans la père-version ?, Dominique Marin
    • La perversion polymorphe du mâle c’est son fantasme, Muriel Mosconi
    L’expérience analytique
    • Perversion transitoire et Relation d’objet, Jean-Jacques Gorog
    • Le sexe de l’infans, Marie-JosĂ© Latour
    • Le concept de « pulsion » : quel intĂ©rĂŞt pour la clinique, Bernard Lapinalie
    La gravité de la névrose
    • Le plus-de-nĂ©vrose, Sidi AskofarĂ©
    • Le mal en cadeau, Marc Strauss

    III Sommaire des numéros antérieurs

    IV Renseignements pratiques sur les Collèges

    de clinique psychanalytique du Champ Lacanien

    V Les auteurs de la revue

    Qu'est-ce qui fait lien ?

    La revue nationale des Collèges Cliniques n°12
  • Mars 2013
  • Editorial par Lidia Hualde

    Ce numĂ©ro de la revue des « Collèges de clinique psychanalytique » se propose d'aborder la question « Qu'est-ce qui fait lien ? ». Au cœur de la clinique psychanalytique sont les liens entre les sexes, les liens sociaux et leur incidence subjective. Ces liens tiennent d'un impossible, un rĂ©el qui se nomme et qui s'agit en symptĂ´me, fantasme, dĂ©lire et quelquefois trouve des solutions d'Ă©criture tout Ă  fait singulières. Le rĂ©el Ă©tant ce qui est impossible Ă  supporter pour tout sujet, il tend Ă  une rĂ©alisation logique ou Ă  une Ă©criture qui rĂ©unit les corps « invisiblement ». Les diffĂ©rents articles de cette revue abordent ces questions prises dans les discours - les quatre -, que Lacan considère comme les quatre modes possibles de lien social. Les symptĂ´mes Ă©tant tributaires de leur Ă©poque, nous rencontrerons des tĂ©moignages de la clinique soumise au discours capitaliste qui nous gouverne, une variante du discours du maĂ®tre avec, pour caractĂ©ristique, de produire sĂ©grĂ©gation et racisme ; n'Ă©liminant pas les autres discours par lesquels Lacan a dĂ©fini les mathèmes des liens sociaux : discours de l'hystĂ©rie, de l'universitĂ©, analytique, chacun Ă©crivant une modalitĂ© de la jouissance collective. Les Ă©laborations prĂ©sentĂ©es dans cette revue rĂ©sultent de la rencontre entre enseignants et participants aux « Collèges cliniques », avec pour tâche commune de libĂ©rer le savoir coincĂ© dans la structure langagière « maĂ®tre », chacun travaillant Ă  partir de son manque dans le savoir pour produire plus de savoir. C'est le discours hystĂ©rique qui montre cet ordre de jouissance en Ă©crivant le savoir Ă  la place de la jouissance. Avec l'Ă©tude des rĂ©fĂ©rences de Malaise dans la civilisation, nous verrons que Freud donne les fondements conceptuels pour aborder la question du lien social.

    Sommaire

    I Présentation des Collèges de clinique psychanalytique du Champ lacanien par Jacques Adam

    • Éditorial par Lidia Hualde

    II Travaux des Collèges de clinique psychanalytique de France et des espaces cliniques associés

    Du non-rapport sexuel
    • S'identifier Ă  son symptĂ´me, par Patricia Dahan
    • Liens Ă©phĂ©mères, liens indestructibles, par Luis Izcovich
    • Liens d'âmour, par Eliane Pamart
    • L'amour qui s'adresse au savoir, par Colette Soler
    Lien et discours
    • Fils du discours, par Lydie Grandet
    • Ce qui retient les corps, par Brigitte Hatat
    • Ce lien qui tient, par Lidia Hualde
    • Un lien singulier, par Anita Izcovich
    Écriture et nouage
    • Inoubliable, irrĂ©vocable, par Jean-Michel Arzur
    • Artaud le corps, par Michel Bousseyroux
    • Joyce : ruptures et liens, par Muriel Mosconi
    • L'apparentement Ă  un pouâte, par Marie-JosĂ© Latour
    Clinique du lien
    • L'ĂŞtre conforme et le faire semblant, par Sol Aparicio
    • Lacan clinicien, par Claude LĂ©ger
    • Ce qui fait corps, par Dominique Marin
    • De la nĂ©cessitĂ© de faire lien avec soi-mĂŞme, par Colette Sepel
    • La musique, un possible lien, par Jocelyne Vauthier
    Lettre et langage
    • De quel lien le symptĂ´me est-il le nom ?, par Jean-Claude Coste
    • Est-ce que la parole fait lien ?, par Bernard Lapinalie
    Réflexions théoriques
    • Les quatre discours et le traitement de la jouissance, par Christophe Charles
    • L'autisme n'existe pas..., par Jean-Pierre Drapier
    • Le stade du miroir comme formateur du Je, par Elisabeth LĂ©turgie
    • A propos du semblant, par Jean-Jacques Gorog

    III Références du livre de Sigmund Freud Malaise dans la civilisation (1929)

    IV Sommaire des numéros antérieurs

    V Renseignements pratiques sur les Collèges

    de clinique psychanalytique du Champ Lacanien

    VI Les auteurs de la revue

    Ce qui nous affecte

    La revue nationale des Collèges Cliniques n°11 - Mars 2012

    Editorial

    LACAN, tout au long de son enseignement, précise et nuance l'importance de l'affect pour l'être parlant. À la suite de FREUD, il donne un statut particulier à l'affect d'angoisse, affect fondamental qui contrairement aux autres affects, ne trompe pas sur sa cause : l'imminence du réel et l'imprévisibilité du désir de l'autre qui surprennent le sujet.

    Avec ce thème, « Ce qui nous affecte », l'accent est porté d'emblée sur la distinction à faire entre, ce qui affecte, le langage, et ce qui est affecté, le corps. L'affect est un effet : celui de l'incorporation de la structure du langage, dès les premiers ancrages langagiers de jouissance dans la lalangue maternelle.

    Sont examinés ici, les modalités et les limites de cette incorporation, notamment dans la psychose ou dans les expériences de jouissance féminine. L'affect y est envisagé dans son ancrage pulsionnel (sur l'axe satisfaction/insatisfaction), dans le lien au désir de l'Autre (assujettissement ou séparation), dans sa dérive signifiante (glissant de représentation en représentation, il trompe sur sa cause) et dans son rapport au réel.

    Est questionnée l'apparition des affects propres à la situation analytique, ceux liés au transfert et au savoir insu de lalangue. Les affects, soumis à l'éthique du bien-dire, se modifient au cours et jusqu'en fin d'analyse et sont transmis dans la passe.

    Sommaire

    I Présentation des Collèges de clinique psychanalytique du Champ lacanien par Jacques Adam

    • Éditorial par Anne Castelbou Branaa

    II Travaux des collèges de clinique psychanalytique de France et des espaces cliniques associés

    De Freud à Lacan : l’affect, le langage, le réel
    • Qu’est ce qui nous affecte ?, par Sol Aparicio
    • Lecture de Freud : Ce qui dĂ©clenche les transpositions d’affects, par Anne Meunier
    • L’affect et la dĂ©rive, par Bernard NominĂ©
    Ce qui produit l’affect :
      le manque Ă  ĂŞtre, Ă  jouir
    • DĂ©sir et dĂ©senchantement : Le dimanche de la vie, par Jacques Adam
    • Les impasses de la vie amoureuse et sa « correspondance » :
    • Sartre, Beauvoir, par Françoise Gorog
    • Affects, Ă©motions, symptĂ´mes chez l’enfant, par Marie-Christine Hut
    • L’amour entre Ă©thique et savoir, par Jean-Jacques Gorog
    • Le rĂ©el, l’angoisse
    • La nĂ©cessitĂ© de l’angoisse, par Marcel Ventura
    • Abord(s) de l’angoisse : la phobie, le fĂ©minin, par Catherine Talabard
    • Ce RĂ©el qui affecte, par Éliane Pamart
    • Le savoir insu de lalangue
    • Ce que savait Schreber, par David Bernard
    • Affect et lettre, par Anne-Marie Combres
    Ce qui est affecté : le corps
    • Ce qui vient Ă  un corps d’habiter le langage, par Brigitte Hatat
    • Ce qui nous affecte, l’envie, par Marie-ThĂ©rèse Gournel
    • DĂ©saffectĂ© ?, par Jean-Michel Arzur
    • Quelques remarques Ă  propos de l’assentimentalitĂ©, par Marie-JosĂ© Latour
    • Hadewijch affectĂ©e par Dieu, par Muriel Mosconi
    Les affects dans l’expérience analytique
    • L’être parlant et ce qui l’affecte, par Patricia Dahan
    • Affects et savoir, par Fabienne Guillen
    • Les affects dans le transfert, par Luis Izcovich
    • Affects et Ă©thique dans l’expĂ©rience analytique, par Pascale Leray
    • Deux affects lacaniens : « gay sçavoir » et « satisfaction de fin », par StĂ©phanie Gilet-Le Bon
    • Ă€ la recherche de l’affect perdu, par Bernard Lapinalie
    • Les affects de sĂ©paration, par Colette Soler

    III Références de l’article de Sigmund Freud « L’inquiétante étrangeté » (1919)

    IV Sommaire des numéros antérieurs

    V Renseignements pratiques sur les collèges de clinique psychanalytique du Champ Lacanien

    VI Les auteurs de la revue

    La répétition à l'épreuve du transfert

    La revue nationale des Collèges Cliniques n°10 - Mars 2011

    Éditorial par Muriel Mosconi

    La rĂ©pĂ©tition et le transfert - la transposition — d'Ă©lĂ©ments symboliques onstituent les mythes (OrphĂ©e, Oedipe et bien d'autres) qui animent nos cultures selon LĂ©vi-Strauss. Kierkegaard, lui, fait de la rĂ©pĂ©tition un objet d'interrogation philosophique. Et Freud la rencontre avec le transfert dans le champ analytique dès sa constitution. Elle a une importance majeure, avec son rapport au traumatisme, dans le tournant thĂ©orique des Ă©es vingt qui tire les consĂ©quences de la clinique de la première guerre mondiale. Lacan, lui, souligne le statut de concepts fondamentaux de la psychanalyse de la rĂ©pĂ©tition et du transfert Ă  'instar de l'inconscient et de la pulsion. Cette revue recueille les enseignements et les dĂ©bats des Collèges de clinique psychanalytique du Champ lacanien de France autour du thème " la rĂ©pĂ©tition Ă  l'Ă©preuve du transfert". On y lira comment les auteurs rĂ©pondent aux questions qu'implique ce thème :

    • - qu'est-ce que la rĂ©pĂ©tition au sens analytique ?
    • - quels sont les Ă©lĂ©ments cliniques (rĂŞve, trait d'esprit, symptĂ´me, fantasme, etc.) et structuraux (rĂ©el, symbolique, imaginaire) impliquĂ©s dans son mouvement et comment le sont-ils ?
    • - comment la rĂ©pĂ©tition se dĂ©cline-t-elle en fonction des structures cliniques ?
    • - que peut le transfert face Ă  la rĂ©pĂ©tition et quel est son devenir dans la passe ? Avec l'Ă©tude des rĂ©fĂ©rences de "Au-delĂ  du principe de plaisir", on lira sur quel fonds Freud bâtit le concept de rĂ©pĂ©tition.

    Sommaire

    I Présentation des Collèges de clinique psychanalytique du Champ lacanien par Jacques Adam

    • Editorial par Muriel Mosconi

    II Travaux des Collèges de clinique psychanalytique de France et des espaces cliniques associés

    Étymologie, philosophie
    • RĂ©pĂ©tition, reprise, rĂ©itĂ©ration, par Françoise Gorog
    • D'une certitude sĂ©paratrice, par Sol Aparicio
    Clinique sous transfert
    • La chair du transfert, par Fabienne Guillen
    • Au-delĂ  du transfert, l'amour, par Lidia Hualde
    Répétition et structures cliniques
    • Traiter le rĂ©el par le symbolique, pas tout, par Danièle Belon
    • « Je vous l'ai dĂ©jĂ  dit », par Wanda Dabrowski
    • Le concept de rĂ©pĂ©tition Ă  l'Ă©preuve du transfert Ă  partir d'un cas de psychose, par Dominique Marin
    • Grimaces du rĂ©el, par Luis Izcovich
    RĂŞve, fantasme et trait unaire
    • Ce que le rĂŞve rĂ©pète, par David Bernard
    • La rĂ©pĂ©tition comme preuve du fantasme, par Éliane Pamart
    • RĂ©pĂ©tition de tentatives de suicide et transfert, par Anne Castelbou
    Nouveau et réel
    • Du nouveau dans la rĂ©pĂ©tition, par Nadège HĂ©ly
    • La rĂ©pĂ©tition, index du RĂ©el, par StĂ©phanie Gilet-Le Bon
    Pulsion de mort
    • La mort au cœur du vivant, par Jean-Jacques Gorog
    • Le dĂ©lire des nĂ©gations de Cotard, pure culture de la pulsion de mort ?, par Muriel Mosconi
    Espace, temps et passe
    • Le prĂ©sent perpĂ©tuĂ© de la rĂ©pĂ©tition, par Colette Soler
    • « La rĂ©pĂ©tition manquĂ©e », par Marcel Ventura
    • Sujet Ă  la merci de son dit, par Claude LĂ©ger
    • De la rĂ©pĂ©tition Ă  la passe, par Michel Bousseyroux
    Logique de la répétition et témoignages littéraires
    • La rĂ©pĂ©tition... qu'en dire encore ?, par Anne-Marie Combres
    • De la nĂ©cessitĂ© Ă  la contingence, par Brigitte Hatat
    • 1, 2, 3 : la rĂ©pĂ©tition, par Marie-JosĂ© Latour

    III Références de l'article de Sigmund Freud « Au-delà du principe de plaisir » (1920)

    IV Sommaire des numéros antérieurs

    V Renseignements pratiques sur les Collèges de clinique psychanalytique du Champ lacanien

    VI Les auteurs de la revue

    Lesdits déprimés

    La revue nationale des Collèges Cliniques n°9 - Mars 2010

    Editorial par Eliane Pamart

    Contrairement à la nomenclature d'aujourd'hui du DSM où la dépression est devenue un signifiant à tout nommer, ni la psychiatrie, ni la psychanalyse n'en ont fait un terme de structure. La psychologie a repris à son compte ce terme que le discours médical avait lui-même emprunté au latin au XIV siècle désignant « affaissement, enfoncement ».

    Avec la naissance de la psychanalyse, dès 1895, Freud définit les états dépressifs comme une « perte de libido » qu'il repère dans les situations de deuil et dans la mélancolie. Cette perte de libido est liée à la perte d'un objet qui concerne aussi bien l'objet aimé, que la perte d'un idéal ou une perte méconnue que le sujet éternisera dans sa plainte ou dans sa litanie mélancolique.

    Lacan poursuivant le travail de Freud, cerne la perte originelle que le petit d'homme rencontre dès son entrée dans le langage. Son « insatisfaction générique » (Colette Soler) est inhérente à la condition d'être parlant.

    Le fondement de la clinique psychanalytique repose précisément sur l'écoute et le recueil de ces dits déprimés et se doit de s'orienter dans la structure, au cas par cas, jusqu'au dire de cette perte inaugurale.

    La tristesse qui accompagne à l'occasion « Lesdits déprimés », Lacan la qualifie de « faute morale » en opposition au « gay sçavoir » qui serait lui une vertu, en référence à l'éthique chrétienne. Mais si la vertu n'absout aucun pêché, la faute morale est bien un pêché, une lâcheté morale face au « devoir de bien dire ou de s'y retrouver dans l'inconscient, dans la structure». Quant à la vertu du gay sçavoir, elle consiste « non pas à comprendre, piquer dans le sens, mais le raser d'aussi près qu'il se peut sans qu'il fasse glu pour cette vertu, pour cela jouir du déchiffrage.»

    Ainsi la psychanalyse se définit comme l'éthique du bien dire, un bien dire sur la perte d'objet ou sur son vide, qui témoigne de la jouissance du sujet déprimé.

    Les Collèges de clinique psychanalytique, puisque c'est ainsi qu'ils se nomment désormais, ont peut-être plus que tout autre vocation à relever le défi quant aux diagnostics si confus de notre psychiatrie moderne, qui se cantonne aujourd'hui, à repérer les symptômes, selon des critères préétablis, de « dépression moyennement modérée ou morbide ».

    La clinique psychanalytique vise le Réel, et conduit nécessairement les analystes à s'interroger sur ces dits déprimés, qui pris dans le discours courant, n'en masquent pas moins ce Réel, qui fonde son éthique.

    L'élaboration des textes de ce numéro 9 de notre Revue Nationale des Collèges de clinique psychanalytique reflète le dynamisme de nos Formations cliniques du Champ lacanien en articulant sa recherche théorique à la clinique de notre monde contemporain.

    Ainsi vous trouverez successivement les fondements historiques et théoriques de la dépression, ses références philosophiques, mais aussi sa singularité clinique, les affects qu'elle mobilise et pour terminer, les différents abords de la mélancolie, sans oublier les productions artistiques et littéraires qu'elle peut inspirer.

    Nous remercions chaque auteur de cette revue, pour son engagement dans ce pari qui ne peut être qu'enseignant pour tout clinicien qui consent à interroger au-delà des symptômes de la dite dépression.

    • 1 Lacan. J, TĂ©lĂ©vision, Paris, Seuil, 1974, p. 39
    • 2 Ibid, p.40

    Sommaire

    Les coordonnées historiques de la dépression

    • Positions dĂ©pressives, Colette Chouraqui-Sepel
    • DĂ©pression et dĂ©sir, Eliane Pamart
    • Quelques consĂ©quences du dĂ©bat Freud-Abraham, Jean-Jacques Gorog
    • A propos du Surmoi, Bernard NominĂ©

    St Thomas, Dante, Spinoza et Lacan

    • Le vice du vice, Michel Bousseyroux
    • Le dĂ©mon de l' AcĂ©die, Carmen Gallano
    • Dante et la lâchetĂ© morale, Muriel Mosconi

    Le dit déprimé et ses variantes cliniques

    • Maladies de l'idĂ©al, Sol Aparicio
    • La face indĂ©visageable de la perte, Marie-JosĂ© Latour
    • Les mots de fausse espĂ©rance, David Bernard
    • L'enfant dĂ©primĂ© : Non-dit de l'Autre ou mal Ă  dire du sujet ? Marie-NoĂ«lle Laville

    Affect et dépression

    • PrĂ©sentation de l'affect, Albert NGuyĂŞn
    • L'affect ontologique, Christophe Faure
    • Les dĂ©primĂ©s de l'escabeau, Colette Soler

    Les différents abords de la mélancolie

    • Deuil ou mĂ©lancolie, Françoise Josselin
    • Faute et culpabilitĂ© dans la mĂ©lancolie, Lidia Hualde
    • Les Ă©nigmes de la mĂ©lancolie, Luis Izcovich
    • L'inquiĂ©tante Ă©trangetĂ© de la mĂ©lancolie, Freud, Abraham, SĂ©gantini, Lacan. Jacques Adam

    De Wedekind Ă  l'art contemporain

    • Eveil d'Eros, printemps pour Thanatos, Nicole Bousseyroux
    • Le suicide de l'objet, Marc Strauss

    La part de l'Inconscient dans la clinique

    La revue nationale des Collèges Cliniques n°8 - Mars 2009

    Éditorial par Marie-José Latour

    Cette revue nous porte au coeur du concept qui structure le champ de l'expérience analytique : das Unbewußte . À l'écoute de ce qui rêve, de ce qui rate, de ce qui rit, Sigmund Freud découvre, voilà plus d'un siècle, l'inconscient.

    Mais l'inconscient, keske C ? Pour Freud, c'est une hypothèse, une supposition, qu'on ne peut réduire à ses manifestations. Il faudra l'enseignement de Jacques Lacan pour dégager l'inconscient de sa caractéristique négative et prendre la mesure de cette nouveauté sans précédent.

    À nommer une aporie, Freud pose ce geste inouï qui donne à la clinique son orientation éthique. En écoutant les hystériques, il découvre qu'il y a des symptômes qui tiennent à l'implication de l'organisme humain dans le rapport du sujet au langage. Par la logique du signifiant, Lacan s'attache à remettre Freud sur pied et donne à la technique freudienne du déchiffrage sa fondation : « L'inconscient est structuré comme un langage. »

    Freud a posé d'emblée que, s'il relève de l'écrit, l'inconscient, n'en déplaise à la neurobiologie, n'est pas réductible à un système de traces, de souvenirs. De se nouer avec le réel et avec le corps, tout ce que chiffre l'inconscient n'est pas lisible. Ainsi Lacan ajoutera-t-il à son aphorisme une réserve. Si l'inconscient s'interroge comme du savoir, c'est un savoir impossible à rejoindre, l'effet de sens obtenu ne résorbant pas la part de non-sens qui subsiste. Au fur et à mesure que Lacan conceptualise l'invention freudienne, il propose de nouvelles définitions de l'inconscient : le discours de l'Autre, la vérité, le non-réalisé, le parlêtre, l'insu, l'une-bévue, etc., qui sont autant de mises en échec d'une conception de l'inconscient comme réservoir de sens.

    L'inconscient se construit autour d'un trou, le refoulement originaire ; l'ombilic est ce point où le rêve est le plus près de l'Unerkannte, le non-reconnu, ce qui ne peut ni se dire ni s'écrire, ce point d'opacité qui ne peut en aucun cas être dit et qui est à l'origine du langage. Le traitement (refoulement, démenti ou rejet) de ce point de forclusion structurale détermine les modes d'assujettissement (névrose, perversion ou psychose) à la structure.

    Ce qui crée la structure, c'est la manière dont le langage émerge au départ chez un être humain. La façon qu'a eue le sujet de se laisser imprégner par le langage, ce qu'il s'est laissé suggérer par la langue qu'il a apprise à parler, induit dès le départ un rapport entre les mots et le corps. Si l'inconscient est un savoir-faire avec « lalangue », ce qui dans le langage n'est pas réductible à la communication, le terme d'une cure analytique ne saurait donc se confondre avec l'épuisement de son déchiffrage mais serait plutôt de l'ordre d'une identification à sa part de réel irréductible.

    Voilà le parcours que les articles qui suivent nous invitent à faire. Chacun des auteurs y témoigne de l'inouï de la découverte freudienne et de la tâche qu'il revient à chaque psychanalyste de soutenir. Christian Demoulin en témoigne ici une dernière fois.

    Nous lirons en effet l'article que, malgré la maladie, il avait bien voulu nous confier quelques mois avant son décès le 16 septembre 2008. Son implication jamais démentie dans la transmission de la psychanalyse et dans les Formations cliniques du champ lacanien, son énonciation, son style nous manqueront.

    Sommaire

    I Présentation

    • PrĂ©sentation des collèges cliniques du Champ lacanien par Jacques Adam
    • Éditorial, Marie-JosĂ© Latour

    II Travaux des collèges cliniques de France et des espaces cliniques associés

    La découverte freudienne
    • De l'importance du grain de sable, Colette Chouraqui-Sepel
    • Un graphe remarquable : le schĂ©ma de la reprĂ©sentation de mot, FrĂ©dĂ©ric Morera
    L'inconscient, ça parle
    • Ah, la lettre !, Bernard NominĂ©
    • Le sujet obsessionnel et le maĂ®tre inconscient, Sol Aparicio
    • "Et la nuit je suis un hĂ©ros...", Marie-Christine Hut
    De Freud Ă  Lacan
    • Deux inconscients ?, Christian Demoulin
    • L'inconscient selon Lacan, ou « l'instance de la lettre comme raison de l'inconscient » ?, Éliane Pamart
    • « Toujours Ă  la gomme, jamais aux p'tits oignons », StĂ©phanie Gilet-Le Bon
    • Le colloque de Bonneval, moment crucial du concept de l'inconscient, Jean-Jacques Gorog
    • Les haleurs du rĂ©el, Albert NguyĂŞn
    Des noms de l'inconscient
    • Famille, un nom de l'inconscient ?, Jean-Michel Arzur
    • De l'inconscient au parlĂŞtre, ou l'inconscient Ă  sa place, Marc Strauss
    • La vĂ©ritĂ© de l'Un-conscient, Jacques TrĂ©hot
    Le mystère du corps parlant
    • Habeas corpus, Laurence Mazza-Poutet
    • L'inconscient et l'Ă©vĂ©nement de corps, Colette Soler
    • La jouissance de l'inconscient, Fabienne Guillen
    L'inconscient et le psychanalyste
    • L'inconscient implique qu'on l'Ă©coute, Muriel Mosconi
    • L'inconscient et ses Dieux, Nicole Bousseyroux
    • L'inconscient et la (barrĂ©) femme, Pascale Leray
    L'inconscient, la lettre, le réel
    • Philippe le Clair, Le parlettre ou l'inconscient au clair de la lettre, Michel Bousseyroux
    • « Impossible Ă  saisir... », Anne-Marie Combres
    • Le rĂŞve dans le pavillon rouge, Marie-JosĂ© Latour
    • DĂ©sabonnement Ă  l'inconscient, Claude LĂ©ger
    • La lettre dans l'inconscient, Luis Izcovich

    III Sommaire des numéros antérieurs

    IV Renseignements pratiques sur les collèges de clinique psychanalytique du Champ lacanien

    V Les auteurs

    Trauma et Fantasme

    La revue nationale des Collèges Cliniques n°7 - Mars 2008

    Éditorial par Colette Chouraqui-Sepel

    Trauma et fantasme sont deux concepts psychanalytiques majeurs, fondateurs. Mais leur succès public et leur passage au discours courant les ont fort malencontreusement dénaturés. Un des slogans libertaires de mai 68, inspiré librement de Wilhelm Reich, ne nous invitait-il pas à vivre nos fantasmes ? Nombreux sont ceux qui, depuis, se sont mis en tête de les réaliser pleinement, et tout aussi nombreux ceux qui viennent se plaindre à nous, psychanalystes, de ne pouvoir atteindre cet idéal de sujet moderne accompli. Heureusement, aurions-nous envie de leur dire ! Quant au « trauma », effacé derrière le « traumatisme », il est devenu synonyme d'événement objectivement dommageable, censé affecter tout un chacun pareillement et relever d'un traitement psychologique d'urgence. Il est donc temps de rappeler que la psychanalyse est une affaire privée qui, supposant et impliquant le voile de l'inconscient, s'intéresse à la mise au jour d'une vérité subjective, et de vérifier la pertinence de ces deux concepts dans l'actualité de notre pratique.

    Vous aurez remarquĂ© que nous les avons reliĂ©s d'un et, et non pas d'un ou. Freud n'a en effet jamais, comme on le dit souvent de façon hâtive et erronĂ©e, abandonnĂ© le trauma pour le fantasme. S'il a d'abord dĂ©placĂ© l'accent du trauma au fantasme œdipien, de la sĂ©duction rĂ©elle Ă  la sĂ©duction imaginĂ©e pour rendre compte de l'origine des psychonĂ©vroses, il n'a pas abandonnĂ© l'idĂ©e du trauma originel et c'est Ă  lui qu'il revient encore dans son ouvrage ultime, L'Homme MoĂŻse et la religion monothĂ©iste [1]. Le trauma est d'origine, il peut se rĂ©duire Ă  la transgression des deux interdits fondamentaux de l'inceste et du parricide, il est toujours sexuel puisque libidinal, il ne se dĂ©duit qu'après coup et relève, comme la cure analytique, d'une logique rĂ©troactive. Que le trauma soit d'origine, voilĂ  ce dont Ferenczi et Rank [2] se sont saisi, mais confondant roman, mythe et rĂ©alitĂ©, ils le tiennent tous deux pour une nĂ©cessitĂ© non pas logique mais rĂ©elle, au sens du "pour de vrai"de la rĂ©alitĂ© objective.

    Le trauma freudien de la deuxième topique n'est pas celui de la première. Pas plus que le fantasme qui, dans sa deuxième version, n'est plus seulement imaginĂ©, imaginaire, banalement œdipien, mais aussi et surtout langagier. C'est un Ă©noncĂ© du type : « On bat un enfant ». C'est sur cet aspect langagier que Lacan insiste. Et poursuivant avec Freud et au-delĂ  de Freud, il situe le trauma originel dans le langage. Au commencement est le langage avec ses dits et ses inter-dits, comme il se plaĂ®t Ă  l'Ă©crire, oĂą vient justement se loger le trauma originel, entre les dits, dans l'espace blanc, dans le trou. Trou dont Lacan ne s'est pas privĂ© de dĂ©cliner les diffĂ©rentes occurrences : trous du corps dont s'origine la pulsion, trou laissĂ© par l'objet toujours dĂ©jĂ  perdu, trou dans le rĂ©el, bĂ©ance de la jouissance. "Troumatisme"qui oblige chacun Ă  inventer quelque chose de singulier pour le masquer, pour s'en dĂ©prendre. Cette invention est un montage signifiant ; on l'appellera fantasme dans les cas de nĂ©vrose oĂą le sujet dĂ©sirant divisĂ© par la castration doit s'appareiller d'un objet pour s'assurer d'une certaine stabilitĂ©, mais au prix d'un symptĂ´me ; on l'appellera mĂ©taphore dĂ©lirante dans les cas de psychose dĂ©clenchĂ©e.

    Pour le fantasme, Lacan en propose aussi « La logique... » [3], précise qu'il est pour lui la voie d'entrée dans ce qu'il appelle le réel, et que dans sa forme fondamentale, il se construit tout au long de la cure.

    Trauma, fantasme, symptôme et acte analytiques, telle est la chaîne conceptuelle à laquelle le thème de notre année nous convie, tel est le fil que chacun des auteurs des textes que vous pourrez lire dans ce numéro a déroulé à sa façon [4].

    • [1] Freud S., (1939), L'Homme MoĂŻse et la religion monothĂ©iste, Paris, Gallimard, 1986
    • [2] Les enseignants du Collège clinique de Paris ont Ă©tudiĂ© l'histoire des concepts de trauma et de fantasme chez les post- freudiens lors d'un sĂ©minaire intitulĂ© « Les clĂ©s du symptĂ´me » publiĂ© dans Les Cahiers du Collège clinique de Paris n°8, disponibles auprès du secrĂ©tariat du CCP.
    • [3] Lacan J., Le SĂ©minaire « La logique du fantasme », 1966-1967, inĂ©dit.
    • [4] Plusieurs d'entre eux font rĂ©fĂ©rence au 'graphe du dĂ©sir' et aux 'discours' lacaniens que vous trouverez en annexes, pp. 222-223

    Sommaire

    I Présentation des Collèges cliniques par J. Adam

    • Éditorial par C. Chouraqui-Sepel

    II Travaux des Collèges cliniques de France et des espaces cliniques associés

    DĂ©couvertes freudiennes
    • Du trauma au fantasme, l'analyse originelle, par J.-J. Gorog
    • "On est priĂ© de fermer les yeux" ou le surmoi, passeur de trauma, par M. Menès
    • Guerre et trauma, par S. Gilet-Le Bon
    • Fantaisie freudienne, par C. Chouraqui-Sepel
    • Du trauma sexuel au fantasme masochiste, par J. Adam
    Abord logique
    • Le fantasme : un axiome logique, par M.V. Bittencourt
    • Le fantasme Ă  la pointe de la psychanalyse, par N. GuĂ©rin
    • La scène du traumatisme et l'Autre scène du fantasme, par B. NominĂ©
    • Trauma ou fantasme ?, par S. AskofarĂ©
    Etudes
    • Mythes et fantasme, par D. Bernard
    • Le passeport du fantasme, par M. Bousseyroux
    Articulations cliniques
    • Une jeune fille très freudienne, par B. d'Yvoire
    • Un cas d'exhibitionnisme, par M.-T. Gournel
    • Le traumatisme, c'est quand un fantasme devient rĂ©alitĂ©, par J.-P. Drapier
    • L'Ă©preuve du transfert, par H. de Saint-Affrique
    • Fantasme et psychose, Ă  l'Ă©preuve de la clinique, par B. Lapinalie
    • Ça n'empĂŞche pas d'exister, par J.-C. Coste
    Temporalité,symptôme et acte analytiques
    • La rĂ©pĂ©tition, temporalitĂ© du trauma, par M. Mosconi
    • Du temps arrĂŞtĂ© du fantasme au temps en mouvement, par L. Mazza-Poutet
    • Le rĂ©el : du trauma au fantasme, par L. Izcovich
    • Trauma et symptĂ´me, par C. Demoulin
    La langue
    • Lalangue, traumatique, par C. Soler
    • Blessures de langue, par M.-J. Latour
    • Inoubliable trauma, par M. Strauss

    III Annexes

    IV Sommaires des numéros antérieurs

    V Renseignements pratiques sur les Collèges cliniques du Champ lacanien

    VI Les auteurs

    Qu'est-ce qu'une névrose ?

    La revue nationale des Collèges Cliniques n°6 - Mars 2007

    Éditorial par Eliane Pamart

    Que certains ne veuillent rien savoir de l'inconscient traduit la résistance à la psychanalyse et lui promet un retour bien réel sous diverses formes dans les moindres interstices du tissu social, car l'inconscient surgit toujours là où il n'est pas attendu, comme dans le lapsus, le rêve, l'acte manqué et le mot d'esprit.

    N'est-ce pas ainsi que Freud l'a découvert nous laissant en héritage la psychanalyse, qu'il a inventée en écoutant les hystériques qui se trouvaient au ban de la médecine traditionnelle de l'époque ?

    Si « la névrose est une langue » il lui fallait un interprète, et Freud a su l'incarner, lui qui, jusqu'à la fin de sa vie, a mis à l'épreuve son désir de savoir.

    Lacan reprendra la théorie là où le père de la psychanalyse l'avait laissée. Sur l'échelle névrotique, il situe l'hystérie comme « la plus primaire » en raison de sa « structure synchronique et constituante du désir » celle sur laquelle s'édifient les constructions de la névrose obsessionnelle, ce qui indique bien la répartition de ces deux névroses.

    Là où d'autres parlent d'harmoniser le sujet pour mieux l'adapter à notre monde contemporain, la clinique psychanalytique met en évidence la singularité de chaque cas.

    Sommaire

    I Présentation des Collèges cliniques Jacques Tréhot

    • Éditorial par Eliane Pamart

    II Travaux des Collèges cliniques de France et des espaces cliniques associés

    En introduction
    • Claude LĂ©ger : 1936 ou le dĂ©tournement de Freud
    • Jean-Claude Coste : La nĂ©vrose dans notre siècle
    Topologie de la névrose
    • Fabienne Guillen : Construction d'une nĂ©vrose
    • Bernard Lapinalie : Consistance de la nĂ©vrose
    • Marie-JosĂ© Latour : Le tore de la nĂ©vrose
    Clinique de la névrose
    • Colette Soler : Le type, le cas
    • Claudette Damas : L'a-normalitĂ© de la nĂ©vrose
    • Jacques Adam : NĂ©vrose et sexualitĂ©, Ă  la mesure de l'objet petit a
    Clinique différentielle
    • Bernard NominĂ© : La nĂ©vrose et son rapport Ă  la perversion
    • Marcel Ventura : L'assurance du nĂ©vrosĂ©
    • Marie-Christine Billioud : Un ravage mère-fille
    • Yves Le Bon : NĂ©vrose et phĂ©nomènes corporels
    NĂ©vrose infantile
    • Sol Aparicio : La critique lacanienne du complexe d'Œdipe
    • Colette Chouraqui-Sepel : Quelques remarques sur la nĂ©vrose infantile...
    • Marie-NoĂ«lle Laville : NĂ©vrose infantile et direction de la cure de l'enfant
    Les effets de la psychanalyse
    • Albert NguyĂŞn : L'ob-cession de l'Autre
    • Eliane Pamart : La nĂ©vrose de transfert
    • Marc Strauss : Les effets du traitement analytique des nĂ©vroses
    Les Lettres de la névrose
    • HervĂ© de Saint-Affrique : Dans les dessous
    • Lucile AnĂ© : Adolescence et sexualitĂ©, Ă  propos de « L'Ă©veil du printemps »...
    • Muriel Mosconi : Vertigo, du symptĂ´me au fantasme

    III Références du Séminaire, livre IV La relation d'objet

    IV Sommaires des numéros antérieurs

    V Renseignements pratiques sur les Collèges cliniques du Champ lacanien

    • Renseignements pratiques
    • Bon de commande

    VI Les auteurs

    Que faisons-nous des symptĂ´mes ?

    La revue nationale des Collèges Cliniques n°5 - Mars 2006

    Éditorial par Muriel Mosconi

    En 1932, Freud retrace ainsi son parcours : « A partir du symptôme nous fûmes conduits vers l'inconscient, vers la vie pulsionnelle, vers la sexualité. » Le fil rouge du symptôme court ainsi tout au long du développement théorique de la psychanalyse de Freud à Lacan.

    Équivalent au retour du refoulé et articulé au fantasme, le symptôme « réédité, revu et corrigé » dans le transfert peut livrer ses diverses surdéterminations inconscientes, ce déchiffrage ayant une valeur thérapeutique. Freud y lit la rhétorique de l'inconscient où Lacan relève la logique du signifiant. Et on pourra lire dans ce numéro l'étude des références du Séminaire V de Jacques Lacan Les formations de l'inconscient où il déplie cette logique.

    Mais cette clinique du déchiffrage comporte une butée : la fonction de jouissance du symptôme qui se marque dans la répétition pulsionnelle. Lacan y repère la valeur réelle du symptôme.

    Il repère aussi sa valeur de suppléance face à l'absence de rapport sexuel - lecture lacanienne du complexe de castration freudien. D'où la fonction de symptôme que peut prendre une femme pour un homme.

    Si, reprenant Marx, Lacan assigne une valeur de vérité au symptôme, la face signifiante et la face réelle du symptôme l'amènent ultérieurement à lui donner un statut de lettre qui inscrit la relation singulière du sujet au Réel. D'où la fonction de suppléance que peut quelque fois prendre l'écriture pour certains sujets. La logique du signifiant met en perspective la clinique : découpe du corps par le langage dans l'hystérie, « cisaille qui vient à l'âme avec le symptôme obsessionnel : pensée dont l'âme s'embarrasse, ne sait que faire », forclusion du Nom-du-Père, désaveu de la castration et son trophée-signe, le trait de perversion.

    Si « l'inconscient c'est la politique » (Lacan), le symptôme et son traitement ont une incidence politique dont on pourra lire l'étude dans ce numéro qui jette un éclairage sur le relief de la clinique, en ces temps où l'on essaie de l'abraser.

    Sommaire

    I Présentation des Collèges cliniques Jacques Adam

    • Éditorial par Muriel Mosconi

    II Travaux des Collèges cliniques de France et des Espaces cliniques associés

    Le symptĂ´me, l'analyste et l'analyse
    • Jean-Jacques Gorog : Le symptĂ´me aux prises avec le psychanalyste
    • Ana Martinez-Westerhausen : La psychanalyse, parfois symptĂ´me, parfois supplĂ©ance, quelquefois dĂ©sir de l'analyste
    • Éliane Pamart : Devenir du symptĂ´me de Freud Ă  Lacan
    • Danièle Silvestre : Du symptĂ´me au dĂ©sir de l'analyste
    Signifiant, lettre, nœud, identification
    • Jean-Claude Coste : InterprĂ©ter le symptĂ´me
    • Marie-JosĂ© Latour : Ce que le sujet a de plus ch(a)ir
    Le sujet et son symptôme : Salvador Dali, James Joyce, Ghérasim Luca, Léonard de Vinci
    • Nicole Bousseyroux : Du symptĂ´me psychotique au sinthome comme antipsychotique
    • Anne-Marie Combres : Un nom et un Ă©garement ou l'inventeur de l'amour
    • StĂ©phanie Gilet-Le Bon : Se passer du symptĂ´me ?
    • Albert NguyĂŞn : NORA-JIM ou les effets de lettres
    • Bernard NominĂ© : L'ange Ă©lu de Dali ou qu'est-ce qu'une femme pour un homme psychotique ?
    Du côté de la névrose obsessionnelle
    • Muriel Mosconi : Structure d'un symptĂ´me obsessionnel : l'objet fĂ©minin et le double
    • Annie-Claude Sortant-DelanoĂ« : Des symptĂ´mes Ă  l'angoisse
    NĂ©vrose versus psychose
    • Fulvio Marone : Le dĂ©lire, avant et (d') après une analyse
    • Claude Mozzone : Si le Nom-du-Père dĂ©faille par quoi allons-nous le remplacer ?
    Politique
    • Claudette Damas : RĂ©el du symptĂ´me et logique collective
    • Luis Izcovich : Le symptĂ´me et l'offre analytique
    • Claude LĂ©ger : Notre SymptĂ´me
    • Colette Soler : Perversion gĂ©nĂ©ralisĂ©e

    III Références du Séminaire, livre V

    • Les formations de l'inconscient

    IV Sommaires des numéros antérieurs

    V Renseignements pratiques sur les Collèges cliniques du Champ lacanien

    VI Les auteurs

    Abord psychanalytique des psychoses

    La revue nationale des Collèges Cliniques n°4 - Mars 2005

    Editorial

    Alors que Freud avait inventé la psychanalyse avec l'hystérie, Lacan l'a découverte à partir de la paranoïa. L'enseignement qu'il en tira permit, par étapes successives, le repérage de la structure subjective, celle-ci rendant compte de ce que « le collectif n'est rien que le sujet de l'individuel ». La prise en considération du patient psychotique s'en trouva dès lors subvertie. Rien d'étonnant donc à ce que, après tant d'années de diffusion de la psychanalyse, des psychotiques puissent rencontrer un psychanalyste.

    Sommaire

    I Présentation des Collèges cliniques

    • Thème de l'annĂ©e 2003/2004

    II Travaux des Collèges cliniques de France

    Pas sans la psychiatrie
    • Jacques Adam : Lacan et la folie
    • Claude LĂ©ger : Brève histoire de la psychose
    • Jean-Michel Arzur : Des pensĂ©es nĂ©gatives
    Le traitement possible
    • Agnès Metton : RĂ©itĂ©rer le pas. SchizophrĂ©nie et symbolisation primordiale
    • Muriel Mosconi : Un sinthome
    • Marie-JosĂ© Latour : VariĂ©tĂ© de la coupure
    • Marie-ThĂ©rèse Gournel : Un parcours vers une stabilisation
    • Olivia Dauverchain : Madame I et son Homme
    • Marie-NoĂ«lle Laville : Le signifiant pur et la signification
    ArrĂŞt sur l'imaginaire
    • Fabienne Guillen : Le sentiment de soi
    • Danièle Belon : " Portrait de l'homosexuel en jeune homme "
    • Lidia Hualde : La psychose, quelle position pour l'analyste ?
    Réflexions théoriques
    • Colette Soler : Du diagnostic
    • Martine Menès : L'enfant et le psychanalyste
    • Claudette Damas : La rĂ©alitĂ© en dĂ©faut
    • Luis Izcovich : D'une question prĂ©liminaire Ă  toute clinique possible de la supplĂ©ance
    • Michel Bousseyroux : RĂ©vision de la paranoĂŻa
    D'autres sujets
    • Anne Meunier : La fonction d'un palais idĂ©al
    • Sophie Auriole : Artaud, le théâtre et son double

    III Références du Séminaire, livre III

    • Les psychoses

    IV Renseignements pratiques sur les Collèges cliniques du Champ lacanien

    • Renseignements pratiques
    • Bon de commande

    V Les auteurs

    Les Conversions de l'Hystérie

    La revue nationale des Collèges Cliniques n°3 - Mars 2004

    Editorial par Albert NguyĂŞn

    L'hystĂ©rique a poussĂ© Freud Ă  inventer la psychanalyse. En avance sur son temps, elle fait « l'air du temps » et, entre refus et rĂ©volte, inscrit les transformations, les mutations sociales. La clinique de l'hystĂ©rie a donc Ă©voluĂ©, comme les qualificatifs successifs que Lacan lui a attribuĂ©s le signalent : « logicienne, industrieuse, objet prĂ©cieux, pas femme, qui fait l'homme ». Nous avons fait le pari de la dire « convertible » et mĂŞme « reconvertible », selon ce trajet qui va du symptĂ´me comme Ă©vĂ©nement de corps au refus du corps et au discours : enjeux de dĂ©sir. Ce passage au discours va avec l'inscription d'une dimension de jouissance. Le champ de la jouissance, Champ lacanien, reste Ă  construire. Les dĂ©buts de cette construction passent par la dĂ©construction de celle de Freud, nommĂ©ment sur la question du père et de l'Œdipe et se concluent par une doctrine neuve de la castration. Le travail d'une annĂ©e des 5 Collèges cliniques et Groupes d'Ă©tudes du Champ lacanien a apportĂ© quelques pierres Ă  cette construction. Les textes que vous pourrez lire dans ce numĂ©ro de la revue en tĂ©moignent Ă  travers le travail clinique et les rĂ©flexions thĂ©oriques qui tentent d'articuler l'inconscient et les jouissances. I ! s'agit en effet de rendre compte des transformations de la clinique que la prise en compte de la dit-mension de RĂ©el implique.

    Sommaire

    I Présentation des Collèges cliniques par Jacques Adam

    • Editorial par Albert NguyĂŞn

    II Travaux des Collèges cliniques de France

    Si l'hystérique s'identifie : de l'enfant à l'identification triple
    • Ara Martinez Westerhausen : ParticularitĂ©s de l'hystĂ©rie dans la clinique avec des enfants
    • Marie-JosĂ© Latour : La conversion du discours analytique
    • Claire Parada : L'amour, au risque de l'ignorance
    • Viviana Bordenave : Les infortunes d'un pacte sublime
    • Jean-Jacques Gorog : L'hystĂ©rique aujourd'hui et ses identifications
    Comment le symptôme fait « événement de corps »
    • Anne Meunier : Quand de l'inconscient le corps prend voix chez l'hystĂ©rique
    • StĂ©phanie Gilet-Le Bon : Le cas Champollion
    • Bernard Lapinalie : Quelques consĂ©quences cliniques d'une conversion lacanienne : "La question hystĂ©rique"
    • Fabienne Guillen : La passion du corps
    • Laurence Mazza-Poutet : Faire corps
    Si l'hystérique veut savoir : le passage au discours hystérique
    • Sol Aparicio : Le fil des formules
    • Muriel Mosconi : Faire dĂ©sirer : mission impossible de l'hystĂ©rique
    • David Bernard : Discours hystĂ©rique et capitalisme
    • Claude LĂ©ger : Destins de l'hystĂ©rie, devenir de la psychanalyse
    Comment Lacan « convertit » Freud : les deux âges de la conversion
    • Colette Soler : L'hystĂ©rie, bipolaire
    • Sidi AskofarĂ© : L'inconsistance de la conversion
    • Jacques Adam : RĂ©pĂ©tition et conversion dans l'hystĂ©rie Traumatisme et facticitĂ©
    Si l'hystérique veut jouir : l'heur du champ lacanien
    • Michel Bousseyroux : Jouir de sexcepter
    • Albert NguyĂŞn : Conversion de l'hystĂ©rique Ă  la jouissance

    III Références du Séminaire XVII de Jacques Lacan

    • L'envers de la psychanalyse (1969-1970)

    IV Renseignements pratiques sur les Collèges cliniques du Champ lacanien

    • Renseignements pratiques
    • Bon de commande

    V Les auteurs

    Clinique des pulsions

    La revue nationale des Collèges Cliniques n°2 - Mars 2003

    Editorial par Luis Izcovich

    Ce numéro de la revue des Collèges cliniques se propose d'aborder la question de la pulsion dans la clinique, soit de la prendre au sérieux. Le sérieux est un effet de la série. C'est ce que l'on pourra vérifier à partir des textes, en les prenant un par un, car chacun témoigne d'un résultat d'élaboration, certes singulier, mais qui tient compte, en même temps, d'une élaboration collective. En effet, tout au long de l'année 2001-2002, dans chacun des cinq Collèges cliniques de France, mais aussi lors des Journées nationales de Paris réunissant l'ensemble des enseignants et des participants aux Collèges, le thème est abordé sous ses multiples facettes. Ce travail d'ensemble porte ses fruits : une perspective se dégage, visible dans les points de convergence que l'on pourra remarquer dans ce numéro. Il a donc fallu faire une mise à jour de l'enseignement de Lacan autour de ce concept pour aborder le programme qu'il trace pour la psychanalyse dès 1964, à savoir comment le sujet vit la pulsion après une analyse menée à son terme. Explorer la clinique des pulsions, c'est justement explorer les conditions de satisfaction du sujet, ainsi que les changements analytiques possibles et déterminer si les effets en sont transitoires ou définitifs. C'est pourquoi le concept de pulsion est plus dérangeant que celui d'inconscient. Il fallait oser I En effet, qui prétend, en dehors des analystes lacaniens, qu'un sujet peut changer son rapport, toujours singulier, à la jouissance ? Enfin, dans ce numéro, l'étude des références du Séminaire XI de Jacques Lacan, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, permet de saisir le fonds culturel sur lequel la pulsion peut être conceptualisée.

    Sommaire

    I Présentation des Collèges cliniques par Jacques Adam

    • Editorial par Luis Izcovich

    II Travaux des Collèges cliniques de France

    Ouverture
    • Bernard NominĂ© : La pulsion et le sens de l'Ă©criture
    • Claudette Damas : Le rĂ©el de la pulsion
    • Vincente Mira : Le dĂ©sir et la pulsion
    • Bernard Lapinalie : Le montage pulsionnel et ses consĂ©quences quant Ă  l'acte analytique
    • Luis Izcovich : La clinique des pulsions
    Pulsion et psychose
    • Jean-Jacques Gorog : Pulsion et psychose
    • Jean-Michel Arzur : Un procès Ă  l'envers
    • Michel Bousseyroux : Les dĂ©rives paranoĂŻaques de l'organe de l'incorporel
    • Yves Le Bon : Le destin des pulsions dans la psychose
    • Marie-Jean Sauret : Pulsion et symbolisation primordiale : les psychoses
    Clinique de l'enfant
    • Pascale NguyĂŞn-Duhamel : Le concept de la pulsion, une balise pour la clinique
    • Martine MenĂ©s : Que sont nos amours devenues
    • Françoise Josselin : Desiderium
    Pulsion et objet
    • Fabienne Guillen : L'anorexie mentale : quelle dĂ©rive ?
    • Marie-ThĂ©rèse Gournel : Ça fait tache dans le tableau
    • Anne Lopez : Pulsion et satisfaction
    • Jean-Pierre Bonjour : S'acheter une conduite
    • Didier Grais : Ni queue ni tĂŞte : la pulsion au singulier
    Léonard, sçavoir et sublimation
    • Nicole Bousseyroux : Soif de sçavoir et dĂ©sir de savoir
    • Roger MĂ©rian : LĂ©onard-la sublimation
    Des jouissances
    • Muriel Mosconi : La pulsion et le fĂ©minin
    • Alain Pandolfo : Regard et fantasme chez Georges Bataille
    DĂ©clinaisons philosophiques et topologiques
    • Alfred Rauber : Wagner, Nietzshe, Lipiner : le rapport Ă  la pulsion de mort au temps de Freud
    • Marc Strauss : Entre
    • Marie-JosĂ©e Latour : Le piĂ©ton de Verre

    III Références du Séminaire XI de Jacques Lacan

    • Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse

    IV Renseignements pratiques sur les Collèges cliniques du Champ Lacanien

    L'angoisse

    La revue nationale des Collèges Cliniques n°1 - Mars 2002

    Editorial par Marie-Jean Sauret

    Comme l'écrit Michel Silvestre, dans l'article inédit que vous pourrez lire dans ce premier numéro de la revue des Collèges Cliniques du Champ Lacanien : "Si nous pouvons (...) conjoindre clinique et structure, c'est parce que la structure, au sens lacanien, est (...) une structure souple et que l'on pourrait dire pleine de vide". Mais ce vide de la structure n'est pas rien puisqu'il est condition du sujet. Les Collèges Cliniques du Champ Lacanien ont été créés en 1998 sous forme d'unités régionales. Ils se consacrent à l'étude et à l'enseignement de la clinique psychanalytique telle que Freud puis Lacan l'ont conceptualisée. Leurs enseignements développent quatre dispositifs : lecture des textes psychanalytiques en privilégiant ceux de Freud et de Lacan, présentations cliniques, exposés de cas, cours et séminaires des enseignants sur un thème particulier. Le premier numéro de leur Revue Nationale consacré à la question de l'Angoisse rassemble une sélection de leurs travaux de l'année 2000-2001 qui précisent le repérage de cet affect qui "ne trompe pas" et qui "n'est pas sans objet" ; un texte inédit de Michel Silvestre sur la structure lacanienne de la névrose obsessionnelle ; des textes venus de collègues étrangers ; un éclairage philosophique de la notion d'angoisse ; et enfin une présentation raisonnée des références bibliographiques du séminaire l'Angoisse de Lacan (1962-1963). Nous souhaitons offrir, avec cette revue, un outil de travail rigoureux pour les praticiens soucieux de clinique psychanalytique.

    Sommaire

    I Editorial par Marie-Jean Sauret

    II Travaux des Collèges cliniques de France

    Angoisse et Jouissance
    • Colette Soler : Angoisse et destitution subjective
    • Bernard NominĂ© : L'angoisse et l'orgasme
    • Sol Aparicio : Aise et malaise au fĂ©minin
    L'Angoisse et son Repérage
    • Jacques Adam : Angoisse, doute, dĂ©pression
    • Claude LĂ©ger : La panique attaque, l'anxiĂ©tĂ© se gĂ©nĂ©ralise
    L'Angoisse et l'Objet
    • Claude Mozzone : L'objet entre perte et prĂ©sence
    • StĂ©phanie Gilet-Lebon : Les deux mantes religieuses de Lacan
    L'Angoisse et la Cure
    • Michel Bousseyroux : Bim bam boum : les trois coups d'un acting out
    • Guy Clastres : La psychanalyse n'est pas le traitement de l'angoisse
    • Luis Izcovich : Les issues de l'angoisse
    • Laure Thibaudeau : L'angoisse du lundi matin
    Angoisse et Ecriture
    • Yves Cavalan : BarteĂŻby ou l'humanitĂ© en question (l'angoisse Ă  fleur d'Ă©criture)
    • Marie France Joseph Genin : RĂŞves et cauchemars : angoisse et culpabilitĂ©

    III Travaux de Collèges invités

    • Gabriel Lombardi (Buenos Aires) : L'angoisse de l'Autre
    • Lydia GĂ´mez Musso (Barcelone) : Approche du sĂ©minaire l'Angoisse

    IV Angoisse et philosophie

    • JoĂ«l Janiaud : Le "Rien" de l'angoisse et la philosophie
    • François Dutrait : L'Angoisse : le rapport du sujet Ă  la vĂ©ritĂ© et/ou Ă  la libertĂ©

    V Texte inédit de Michel Silvestre

    • Structure lacanienne de la nĂ©vrose obsessionnelle

    VI Etude des références du séminaire l'Angoisse de Jacques Lacan

    • Document rĂ©alisĂ© par Nancy Katan Barwell avec des contributions de Jacques Adam, FĂ©lix Duportail, Charles Ehlinger, GĂ©raldine Philippe

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