Formations cliniques du Champ lacanien

Collèges de Clinique Psychanalytique

Journées

Journée nationale

Organisé par le CCP de l'Ouest

Comme chaque année a lieu au printemps la Journée nationale.

L’assemblée générale des enseignants aura lieu le lendemain, dimanche 15 mars, à partir de 10h, à l’hôtel Mercure au 1, rue du Capitaine Maignan.

Séminaire des enseignants : « Identité et identifications »

Les enseignants du Collège de clinique psychanalytique se réunissent un samedi pour présenter à leurs collègues, transmettre et discuter de leurs travaux, avancées et questions. Les inscrits sont tenus de participer à ces rencontres. La transmission d’un désir de savoir s’y repère dans la mesure où chaque enseignant présente, à partir d’une position analysante, une question au plus vif de sa pratique. L’expérience des années précédentes a montré qu’une véritable dynamique s’en dégage.

Cette dynamique, c’est ce que l’on appelle « transfert de travail » dans la communauté analytique. Il ne se conçoit qu’à partir de ce constat que chacun a pu faire au terme de son analyse : il n’y a pas d’Autre pour savoir à sa place.

Cette absence engage l’analyste à partager avec ses collègues une communauté d’expérience. Ce lien entre praticiens de la psychanalyse est essentiel, il est au principe de ce que Lacan attendait d’une école. « L’École instaure entre ses membres une communauté d’expérience dont le coeur est donné par l’expérience des praticiens. »

Stages

Stage : « Transfert et position de l'inconscient dans les psychoses »

Sous la responsabilité de Christophe Fauré

Dans ce stage nous interrogerons la question du transfert en rapport avec la psychose. Peut-on parler de transfert dans la rencontre avec le psychotique ?

Pour Freud, faute de libido d'objet qui pourrait s'investir sur l'analyste, l'interprétation de ce dernier étant sans effet, on ne peut parler d'application de la psychanalyse à la psychose.

Le psychotique pour qui l'inconscient est à ciel ouvert, Freud l'avait noté, se place en défaut par rapport à la reformulation lacanienne qui fait du transfert de l'amour qui s'adresse au savoir. Pourtant le sujet psychotique est un sujet qui demande. Mais de quelle demande s'agit-il ? Nous aurons à cerner les modalités de cette demande et repérer les façons dont l'analyste peut s'y positionner.

Au-delà, nous aurons à nous interroger sur les partenaires du psychotique. Si Lacan a pu avancer la place « de secrétaire de l'aliéné », de quelle façon cette position, qui est celle de témoin, peut-elle être occupée par le clinicien, et avec quels effets. Cette position du psychanalyste est-elle la même, face à un sujet qui « identifie la jouissance au lieu de l'Autre », un autre pour qui tout le symbolique est réel, ou pour un sujet qui s'identifie à l'objet ? Y a-t-il une spécificité de cette position quand le sujet rencontré est un enfant ?

N'oublions pas, qu'avant tout traitement possible, Lacan visait, d'abord, à définir ce qu'est la psychose. Si son écrit « D'une question préliminaire » reste, en la matière, fondamental, qu'apporte de neuf la fin de son enseignement ? Le noeud borroméen nous permettra d'envisager la psychose en termes de nouage et de dénouage.

Les participants pourront faire part de leurs questions, notamment à partir de leur expérience clinique.

Le nombre de places étant limité, les inscriptions seront traitées par ordre d'arrivée.

Stage : « Ce que la psychanalyse apprend de l'autisme Â»

Sous la responsabilité de Bernard Nominé et Marie-José Latour

En renversant une perspective qui viserait à vouloir éduquer et instruire à tout prix des sujets qui ne le peuvent ou s'y refusent, ce stage propose d'échanger et de réfléchir à partir de la clinique de sujets qui n'entrent pas dans un discours, et qui de ce fait ne peut qu'avec peine les situer.

L'autisme est un mode de subjectivité qui vient interroger, au plus vif, ce que les psychanalystes ont à dire à ceux qui témoignent particulièrement de ce que l'être parlant ne veut pas entendre quand il parle, à savoir que la structure de langage est là et que par moments elle peut imposer d'étranges comportements.

A écouter ceux qui témoignent de cette expérience de séquestration dans les rets de la logique du signifiant, qu'est-ce que le psychanalyste peut apprendre sur la portée de sa pratique ? Si considérer le symptôme autrement qu'un déficit, une anomalie, un signe pathologique, un trouble à réduire, permet de se proposer comme partenaire improbable pour un sujet, il s'agit aussi de soutenir ceux qui accompagnent ces sujets dans leur quotidien, pour s'orienter dans une clinique qui, sinon, peut virer à l'insupportable.

Ce stage sera donc l'occasion de se repérer dans l'enseignement de Jacques Lacan et dans les outils qu'il nous a transmis pour situer de façon pertinente un cadre conceptuel qui accueillera les questions les plus prosaïquement cliniques. Comment substituer un mode de parler à l'effraction du langage ? Comment substituer l'accueil à l'intrusion ? Comment s'y prendre avec la confrontation des corps face à celui qui ne semble pas habiter le sien ? Comment endiguer la jouissance sans limites sans tomber dans l'éducation intraitable ? Pour tenter de répondre à ces questions, des psychanalystes et des cliniciens présenteront leurs travaux et recherches et solliciteront les témoignages des participants sur leur pratique.

Le nombre de places étant limité, les inscriptions seront traitées par ordre d'arrivée.

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