Formations cliniques du Champ lacanien

Collèges de Clinique Psychanalytique

Journées

Journée d'ouverture

Deux rencontres de travail sur le thème de l'année permettent de réunir l'ensemble des enseignants et des participants du Collège de clinique psychanalytique de Paris.

Journée de clôture (annulée)

Deux rencontres de travail sur le thème de l'année permettent de réunir l’ensemble des enseignants et des participants du Collège de clinique psychanalytique de Paris.

Mesdames, Messieurs,
La journée de clôture du Collège de clinique psychanalytique de Paris prévue le samedi 10 juin 2017 a finalement dû être annulée pour des raisons de calendrier.
Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser.
Cordialement,
Pour le bureau du CCPP.

Journée nationale, à Paris

Organisée par le CPP de Paris

Journée nationale

Organisée par le CCP de Paris

Cette Journée a lieu comme chaque année au printemps. Elle permet de présenter des travaux de l’ensemble des Collèges.

Préludes

L'assemblée générale des enseignants aura lieu le lendemain matin.

Stages

Les stages du Collège de clinique psychanalytique de Paris permettent d’aborder de façon resserrée une problématique clinique précise grâce à des exposés et des discussions avec les enseignants du Collège.

Les publics concernés par ces stages sont tous travailleurs de la santé mentale. Le Collège s’adresse aux personnes qui, quel que soit le cadre de leur pratique, veulent se donner les outils épistémiques de la psychanalyse susceptibles de les orienter dans la clinique.

Les objectifs du stage : l’acquisition, l’entretien et le perfectionnement des connaissances.

Méthode pédagogique : enseignement théorique, études de cas, débats.

Le programme et le formulaire d’inscription aux stages se trouvent en suivant le menu Journées et stages.

Stage : « Le transfert dans la psychose - Particularités et effets thérapeutiques »

Responsables : Sol Aparicio et Frédéric Pellion

Parler du transfert dans la psychose, c’est assumer qu’il existe une clinique psychanalytique de celle-ci, et essayer d’en tirer un enseignement. Cela suppose de passer outre à la réserve initiale de Freud, qui constatait chez le sujet psychotique une absence de transfert, au sens qu’il avait d’abord donné à ce terme à partir de son expérience de l’analyse des névroses. Mais qui n’avait pas pour autant hésité à se servir de la psychanalyse pour penser sinon traiter la psychose afin d’en extraire un savoir sur la structure du sujet. C’est ainsi qu’il comparait la psychose au cristal qui ne se brise qu’en suivant les lignes de sa structure propre, mettant ainsi en relief des articulations qui, autrement, demeurent invisibles.

La clinique fait apparaître comme particularités du transfert dans la psychose les modalités du lien que le sujet établit avec le clinicien, qu’il soit teinté d’érotomanie, de méfiance ou de défiance, ou qu’il prenne la forme de cette relation au semblable « aussi élevée que celle de l’amitié » dont Lacan relevait la présence chez Schreber, en notant qu’elle est compatible avec « le désaxement de la relation au grand Autre [1] ». C’est dire qu’il s’agit pour le clinicien de saisir quelle est la place à partir de laquelle il peut rendre possible au sujet psychotique – qui en tant que tel se trouve hors discours, hors lien social –, un mode de relation dont l’existence même induit des effets thérapeutiques démontrables dans chaque cas.

  1. Lacan J., « D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose », Écrits, p 574.

Stage : « L'adolescent et le réel »

Responsables : Martine Menès et Frédéric Pellion

L’adolescence est le nom commun d’un passage, plus ou moins long, entre enfance et maturité. Lequel est souvent émaillé de « crises ».

Comment la psychanalyse peut-elle orienter l’accueil, l’écoute, voire le soin, que demandent parfois l’adolescent et/ou ceux qui sont les passeurs de ces crises ?

L’adolescent rencontre diverses guises du réel, dont l’entrée dans la puberté est la face visible, mais qui toutes font trauma : non sens de la vie ; solitude (le fameux « nonrapport sexuel » de Lacan) ; impossibilités variées ; enfin l’incontournable d’un manque qu’accentuent les assomptions à faire d’une identité sexuelle aussi bien que d’une mort inévitable.

Le réel du sexe, s’il est pour tous, est différent pour chacun : embarras –côté garçon avec l’activité autonome de l’organe réel, côté fille avec le «  pas-tout  » et l’incontrôlable des fluides –, rencontre de l’autre sexe, consistance nouvelle à donner au corps.

Parfois le passage, vécu comme dangereux, voire insupportable, aboutit en impasse dans des solutions dont la rigidité même rassure. Car le roman familial ne sauve plus de l’inexistence de l’Autre, et voilà le jeune sujet, désabusé des imperfections parentales, à la tâche de réorganiser son Idéal du moi.

Est-ce d’ailleurs si différent, et comment, dans les situations où les parents sont objectivement absents ?

Du fait de la déstabilisation de la supposition de savoir, le transfert n’est plus à la cantonade, comme chez l’enfant, mais en zapping ; ou bien le jeune sujet fait, plus ou moins temporairement, l’hypothèse que le savoir est de son côté. La confiance en l’Autre, comme l’hypothèse de sa bonne foi, sont en tout cas mis à rude épreuve –et l’analyste, bien sûr, avec.

Tout cela laisse des marques, des traces, que l’adolescent transforme en signes. Avec sa signature, le nom ou tout autre chiffre qui le représente, il tente de se faire une tenue, comme de dominer l’espace public. Car ces écrits, qui parfois se battent avec d’autres, s’affrontent, eux aussi, au réel.

Stage : « Le psychanalyste et les sujets traumatisés »

Responsables : Sol Aparicio et Colette Soler

Il n’est pas de clinicien aujourd’hui, en institution ou en privé, qui n’ait à faire avec des sujets traumatisés que ce soit par les violences de notre actualité ou par les séquelles générationnelles des accidents de l’époque antérieure. La psychanalyse est d’ailleurs apparue en même temps que les premières névroses dites traumatiques de la civilisation, produites il y a maintenant plus d’un siècle par les premiers accidents de chemin de fer et surtout par la grande guerre de 1914 et on sait que Freud eut à se prononcer à leur sujet.

Cependant une autre question encore s’est posée dans la psychanalyse concernant l’origine des symptômes dont les sujets souffrent, tant dans leurs corps que dans leur pensée, et leurs affects. Résultent-ils d’accidents survenus précocement dans l’enfance, abandon ou abus divers du sexe ou de la violence, et dont ils seraient les traces indélébiles ? Ou faut-il y reconnaître, comme Freud puis Lacan l’ont fait, l’origine traumatique de tout symptôme ? C’est bien sûr, dans ce cas, un autre type de traumatisme qui est en cause : il doit moins au hasard de quelque mauvaise rencontre de l’enfance qu’à la répétition d’une inéluctable rencontre manquée avec l’Autre, avec ceux qui en ont tenu la place, généralement les parents. Faudra-t-il l’imputer aux pulsions de destruction, voire à une « malédiction sur le sexe » propre aux parlants ?

Toute la question est de savoir, d’hier à aujourd’hui, comment la psychanalyse traite ces sujets traumatisés, comment en pratique elle répond à leurs diverses plaintes, et sur le fondement de quelle théorie.

On étudiera différents cas et types de traumatismes, les diverses répercussions subjectives sur ceux qui les subissent, et les effets thérapeutiques possibles produits dans la relation à l’analyste. Une large place sera faite à la discussion et aux expériences des participants. La discussion sera animée en continu par les deux responsables du stage.

Stages associés

Stage : « Savoir et savoir-faire dans la clinique analytique »

Responsable : Anita Izcovich

La clinique pose des questions au quotidien, elle nécessite un travail constant de la théorie pour élucider les impasses. Il s’agira alors d’approfondir les concepts théoriques de Freud et des différentes périodes de l’enseignement de Lacan en les éclairant avec des cas cliniques. Nous partirons d’une problématique actuelle pour les professionnels de la santé qui travaillent avec les enfants, les adolescents et les adultes.

C’est précisément le savoir-faire du clinicien qui sera mis au travail, entre la théorie qui fixe une orientation et des points de repères, et une pratique qui donne toute sa place au savoir inconscient qui va se décliner dans la singularité de chaque cas. Il ne s’agit en effet pas de plaquer le savoir de la théorie sur la clinique mais plutôt de l’inscrire dans un savoir-faire qui laisse la place à l’élaboration du savoir inconscient.

Nous aborderons également comment l’enfant construit son désir sur le savoir inconscient qui se transmet dans les générations, en prenant son support sur la fonction maternelle et la fonction paternelle. Quel est alors le savoir-faire du clinicien qui préserve le travail et le désir de l’enfant tout en accueillant la demande des parents ?

Nous partirons de la théorie freudienne et de sa conception de l’élaboration du savoir inconscient. Nous développerons comment Lacan a repris ces éléments freudiens pour élaborer sa théorie du savoir inconscient qui a évolué tout au long de son enseignement. Dans les années 55-60, il s’agissait de faire émerger la parole vraie au-delà des leurres du refoulement, en tenant compte d’une parole constituée et d’une parole constituante. Si le symptôme est un chiffrage de l’inconscient, il est alors à déchiffrer dans la cure. C’est ainsi que le sujet peut passer du symptôme dont il souffre à la construction de son fantasme pour suppléer aux points qui n’ont pas été métaphorisés. Il s’agira également d’aborder l’enseignement de Lacan des années 70 pour développer comment l’acte du clinicien permet de faire émerger le savoir inconscient au-delà du déchiffrage et en produisant des effets sur le sujet.

Le savoir-faire se situera aussi dans le repérage de la place qu’on occupe dans le transfert, son maniement, et la mise en acte de la réalité du savoir inconscient. D’autre part, y a-t-il un savoir-faire concernant l’interprétation ? Sur quoi se fonde-t-elle, comment en mesurer les effets dans l’après-coup ? On étudiera les différents types d’interprétation : apophantique, équivoque, celle qui fait intrusion de signifiant, celle qui fait sens et non sens. Cela nous amènera à éclairer ce qui est en jeu dans l’acte du clinicien. C’est ce qui permettra alors de passer au savoir-faire concernant la direction de la cure qui prend appui sur le repérage des différentes structures cliniques entre la névrose et la psychose.

C’est donc à partir de ces outils théoriques et de l’étude de cas cliniques que nous étudierons comment faire émerger le savoir inconscient à partir du savoir-faire du clinicien et des professionnels de la santé.