Formations cliniques du Champ lacanien

Collèges de Clinique Psychanalytique

Journées

Journée d’étude d’Ajaccio

Organisation collégiale

Journée d’étude

Journée d’ouverture

Les Samedis Cliniques de Toulon

par Martina Blatché, Michel Leca, François Morel et Muriel Mosconi.

Les samedis cliniques font partie des enseignements de l’unité clinique de Toulon.

La présentation est ouverte aux inscrits au CCPSE et aux cliniciens non inscrits après un entretien avec un enseignant.

L’après-midi d’étude est ouvert à tous.

Journée nationale, à Paris

Organisée par le CPP de Paris

Journée nationale

Organisée par le CCP de Paris

Cette Journée a lieu comme chaque année au printemps. Elle permet de présenter des travaux de l’ensemble des Collèges.

Préludes

L'assemblée générale des enseignants aura lieu le lendemain matin.

Journée de clôture

Stages

Stage de Nice « Qu’est-ce qu’une psychose ? Clinique de l’adulte et de l’enfant »

Responsables : Bernard Lapinalie, Christian Schoch

Ce stage s’adresse à tous ceux qui, en cabinet ou en institution, travaillent avec des enfants ou des adultes pour qui se pose la question de la psychose, et qui pensent que le message de la psychanalyse, la fonction de la parole, a toute sa place dans la causalité psychique et dans le traitement.

La question est cruciale pour la psychanalyse comme pour ceux auxquels elle a affaire et qu’on appelle des êtres humains. Elle est essentielle pour qui veut s’y retrouver dans les différentes structures cliniques - autant dire le diagnostic -, alors même qu’elle vient à contre courant du monde d’aujourd’hui où la psychose n’a pas bonne presse : Nous en avons un indice majeur dans la difficulté croissante de la clinique psychiatrique à reconnaître la psychose avec ses conséquences à tous les niveaux : on se souvient d’annonces ségrégationnistes au plus haut de l’état pour répondre à la folie… plus récemment de la mise à l’écart de la psychanalyse dans les traitements de l’autisme par les autorités de la santé… jusqu’à la quasi forclusion de la psychose par les médias et les divers experts, lors des commentaires de certaines tragédies judiciaires ou des barbaries de notre actualité. On ne mesure pas toujours à quel point l’hostilité croissante pour la psychanalyse est solidaire de ce rejet ambiant de la psychose.

Même certains tenants de la psychanalyse sont parfois en délicatesse avec la nécessité du diagnostic de structure ; et là encore c’est la question de la psychose qui est sous jacente, même lorsqu’ils prônent d’autres raisons apparemment recevables : notamment que la psychanalyse ne traite pas des diagnostics qui stigmatisent l’individu, mais des cas singuliers. Ils ont raison, à ceci près que vouloir préserver la singularité des cas oblige à faire place aux différences dont la première est celle de la structure.

D’ailleurs, la psychose est-elle synonyme de folie ? Le psychanalyste Jacques Lacan l’a rappelé : nous sommes tous du même côté du mur du langage... mais pas tous égaux au pied du mur, ajouterons nous : il y a des différences, y compris chez les sujets psychotiques dont les destins de vie offrent les plus grandes variations, allant du délire au génie de l’artiste, comme à la normalité la plus accomplie… toutes questions préalables à tout traitement possible des psychoses, disait Lacan.

Nous pourrons ainsi aborder la question du traitement : Ce qui a été fait par la parole peut-il être défait par la parole, y compris dans la psychose ? Peut-on traiter les sujets psychotiques par la parole ? Non seulement nous soutiendrons que oui, mais encore que ce traitement inclut les formes les plus graves, les plus excluantes des psychoses, en préservant la singularité de chaque cas. Comment ? En nous laissant guider par la solution singulière que chaque sujet aura ou pourra trouver pour suppléer à la carence de la fonction paternelle. Nous verrons que ça ne va pas sans prendre idée de ce qu’est le transfert avec sa particularité pour la psychose - transfert dont le soutien relève de la façon dont chacun a reçu le message de la psychanalyse.

Ces différents points seront développés par des invités qui, par leur grande expérience en institution ou en cabinet privé,  feront une large place à la clinique. Ils seront soumis à la discussion en présence des deux directeurs du stage.