Formations cliniques du Champ lacanien

Collèges de Clinique Psychanalytique

Programme des enseignements

Unités cliniques

Unité clinique d'Antibes

par Carole Mitaine, Patrice Pajot et Jean-Paul Montel

Présentation clinique, discussion et élaboration.

  • Le vendredi à 9h30
  • 6 octobre, 1er décembre, 12 janvier, 9 mars, 4 mai, 1er juin.
  • Service du Docteur Carole Mitaine, RDC du bâtiment de psychiatrie, Centre Hospitalier d'Antibes

Unité clinique de Cannes, « l'Extime »

par Jean-Baptiste Orler, Patricia Martinez et Jean-Paul Montel

Présentation clinique, discussion et élaboration.

  • Les vendredis de 13h30 à 15h30
  • .
  • Salle de réunion du Centre psychothérapeutique de jour « l'Extime », Centre Isola Bella, 27 avenue Isola Bella, 06400, Cannes

Unité clinique de Draguignan

par Christophe Charles, François Morel, Muriel Mosconi, Patrice Pajot, Martina Blatché, Marie France Olivier et Jean-Paul Montel

Présentation clinique, discussion et élaboration.

  • Les mardis de 14h à 16h
  • 14 novembre, 12 décembre, 9 janvier, 13 février, 6 mars, 10 avril, 15 mai, 12 juin.
  • Pôle de Santé Mentale - Responsable de Pôle : Docteur Louis Richard Fenoy, Centre Hospitalier de la Dracénie

Unité clinique de Marseille

par Michel Leca et Muriel Mosconi

La présentation clinique est assurée par Michel Leca et Muriel Mosconi en collaboration avec le Docteur Jean-Marc Chabannes et en alternance avec l'étude des présentations cliniques de Lacan assurée par Michel Leca et Muriel Mosconi.

  • Le vendredi de 10h à 11h30
  • 17 novembre, 8 décembre, 19 janvier, 16 février, 30 mars, 20 avril, 25 mai, 15 juin.
  • Bibliothèque des services de Psychiatrie Centre, Centre Hospitalier Universitaire de la Conception, Marseille

Unité clinique de Montfavet (Avignon)

par Jean-Jacques Gorog

La question sexuelle

La question sexuelle parait d'évidence, mais centrer le débat sur l'incidence de la question des sexes dans la clinique telle qu'elle nous est proposée est une gageure que l'on tentera de relever.

  • Le samedi de 10h à 13h
  • 7 octobre, 18 novembre, 9 décembre, 13 janvier, 10 février, 24 mars, 7 avril, 12 mai, 2 juin.
  • Espace médical, Centre hospitalier de Montfavet, 2, avenue de la Pinède 84143 Montfavet - 04 90 92 47 50

Unité clinique de Montpellier

par Géneviève Lacombe et Lina Puig

Présentation clinique, discussion et élaboration/reprise de cas.

  • Le samedi de 9h30 à 12h30
  • 30 septembre, 21 octobre, 16 décembre, 20 janvier, 3 février, 10 mars, 14 avril, 5 mai, 23 juin.
  • Clinique Saint Clément, Service du Docteur Jean-Jacques XAMBO - 115 Avenue St Sauveur, St Clément de Rivière

Unité clinique de Nice, Centre hospitalier d’Antibes-Juan les Pins

par Bernard Lapinalie et Christian Schoch

Présentation clinique, discussion et élaboration, dans le service de psychiatrie du Dr Sylvie Dubreuil-Hamdoun, Centre hospitalier d’Antibes-Juan les Pins.

Entretien clinique avec un patient hospitalisé : nous serons attentifs à faire des différences au sein des symptômes et affects présentés. Nous nous attacherons à relever ce qui a pu les déclencher et à ce qui fait la singularité de chaque cas.

  • Le mercredi matin de 10h à 12h
  • .
  • Service de psychiatrie du Dr Sylvie Dubreuil-Hamdoun, Centre hospitalier d’Antibes - Juan les Pins, secteur 5 salle de synthèse, au rez de chaussée du bâtiment de psychiatrie

Unité clinique de Toulon

par Martina Blatché, Christophe Charles, Bernard Lapinalie, Michel Leca, François Morel, Muriel Mosconi et Patrice Pajot

Thème : Sexuations

  • Le vendredi de 10h à 11h30 ou le samedi de 10h à 13h (lors des Samedis Cliniques)
  • 13 octobre, 2 décembre, 8 décembre, 16 février, 30 mars, 13 avril, 19 mai, 1er juin.
  • Maison Relais Olbia Var Appartements 32 - 34, chemin du Pont de Bois, 83200 Toulon

Ateliers cliniques

Atelier clinique d'Aix-en-Provence

par Marie-Christine Billioud

A partir des situations ou questions apportées par les participants, de leur pratique clinique, cet atelier doit permettre, « au cas par cas », de mettre à l'épreuve l'éthique et les outils de la psychanalyse. Il s'agit de démontrer en quoi la clinique psychanalytique est avant tout une clinique du sujet et des modalités qu’a trouvées celui-ci pour s'arranger ou non avec l'innommable du réel avec l'innommable de son être.

  • Le vendredi de 15h30 à 16h30
  • 6 octobre, 17 novembre, 15 décembre, 19 janvier, 16 février, 23 mars, 13 avril, 18 mai, 15 juin.
  • Salle Gaujoux, Centre Hospitalier Montperrin, 109 avenue du Petit Barthélémy, Aix-en-Provence

Atelier clinique d'Antibes

par Carole Mitaine, Patrice Pajot et Jean-Paul Montel

a) Élaboration à partir de chaque présentation clinique : dans un premier temps, questionnement sur le cas, puis la présentation, discussion entre les participants au Collège, les enseignants et l'équipe soignante hospitalière.

b) Élucidation des pratiques : à partir des témoignages des participants au Collège, sur leur expérience clinique.

  • Le mardi à 21h
  • 6 octobre, 1er décembre, 12 janvier, 9 mars, 4 mai, 1er juin.
  • Service du Docteur Carole Mitaine, psychiatrie, Centre Hospitalier d'Antibes

Atelier clinique de Cannes

par Patricia Martinez et Jean-Paul Montel

L'atelier d'élucidation des pratiques permet aux participants qui le souhaitent de travailler avec les enseignants sur une étude clinique tirée de leur expérience pratique ou de la présentation clinique. Les constructions s'éclaireront des références théoriques à Freud et Lacan.

  • Le vendredi de 9h30 à 10h15
  • 15 septembre, 13 octobre, 17 novembre, 15 décembre, 26 janvier, 16 février, 23 mars, 13 avril, 25 mai, 22 juin.
  • Salle de réunion du Centre psychothérapeutique de jour "l'Extime", centre Isola Bella, 27, avenue Isola Bella, 06400 Cannes

Atelier clinique de Draguignan

par Martina Blatché, Jean-Paul Montel, Marie-France Olivier et Patrice Pajot

Questionnements et élaborations à partir des présentations cliniques ou élucidation des pratiques.

  • Le mercredi de 10h à 12h
  • 27 septembre, 18 octobre, 15 novembre, 20 décembre, 17 janvier, 21 février, 14 mars, 18 avril, 16 mai, 20 juin.
  • Pôle de Santé Mentale - Responsable de Pôle : Docteur Louis Richard Fenoy - Centre Hospitalier de la Dracénie

Atelier clinique de Marseille - Atelier 1

par Michel Leca et Muriel Mosconi

Chaque séance sera consacrée à l'étude d'un cas amené par un participant, à partir de sa pratique, d'un cas de la littérature clinique, ou de notes prises lors d'une présentation de clinique.

  • Le vendredi de 9h à 10h
  • 17 novembre, 8 décembre, 19 janvier, 16 février, 30 mars, 20 avril, 25 mai, 15 juin.
  • Bibliothèque des services de Psychiatrie Centre, Centre Hospitalier Universitaire de la Conception, Marseille

Atelier clinique de Marseille - Atelier 2

par Ghislaine Delahaye et Michel Leca

Chaque séance sera consacrée à l'étude d'un cas amené par un participant, à partir de sa pratique, d'un cas de la littérature clinique, ou de notes prises lors d'une présentation de clinique.

  • Le vendredi de 10h30 à 12h00
  • 24 novembre, 15 décembre, 12 janvier, 2 février, 16 mars, 6 avril, 18 mai, 8 juin.
  • Bibliothèque des services de Psychiatrie Centre, Centre Hospitalier Universitaire de la Conception, Marseille

Atelier clinique de Nice

par Bernard Lapinalie et Christian Schoch

Reprise des présentations cliniques ou construction d'un cas clinique par un étudiant issu de sa pratique ou autre (art, littérature).

  • Le mercredi de 17h à 20h
  • 4 octobre, 8 novembre, 6 décembre, 17 janvier, 14 février, 14 mars, 11 avril, 23 mai, 13 juin.
  • C.H. Ste Marie « salle Sainte Cécile » - 87, avenue Joseph Raybaud à Nice

Atelier clinique de Toulon

par Martina Blatché, Christophe Charles, Bernard Lapinalie, Michel Leca, François Morel et Patrice Pajot

  • Le vendredi de 9h à 10h
  • 13 octobre, 8 décembre, 16 février, 30 mars, 13 avril, 1er juin.
  • Association Olbia Var- Appartements 32 - 34, chemin du Pont de Bois, 83200 Toulon - Tel : 04 94 93 15 28

Séminaires de lecture de textes

Séminaire de lecture d'Aix-en-Provence

par Martina Blatché et Christophe Charles

En partant de l’assertion lacanienne « il n’y a pas de rapport sexuel » qui indique la solitude du sujet quand à la jouissance sexuelle, dont il a à répondre subjectivement (toujours de façon singulière et non prédictive), on interrogera cette année, suivant les différentes structures rencontrées cliniquement, les modalités symptomatiques du parlêtre face à la rencontre avec le réel du sexe.

Si le fantasme permet une protection du réel et un soutient du désir tout en fomentant la Jouissance, le symptôme est un indice de ce qui cloche.

Nous travaillerons cette année la clinique de l’hystérie, de l’obsessionnel, du pervers et du sujet psychotique, confrontés à cet innommable.

Nous articulerons notre travail de lecture autour de Freud en articulation avec Lacan.

Bibliographie

Freud :

  • Le rêve de l’injection faite à Irma
  • La belle bouchère
  • La jeune homosexuelle
  • L’homme aux rats
  • Quelques conséquences psychiques de la différence anatomique des sexes, in La vie sexuelle
  • La prédisposition à la névrose obsessionnelle

Séminaires de Lacan :

  • Les formations de l’inconscient
  • Les psychoses
  • Signification du phallus
  • La logique du fantasme

  • Le vendredi de 14h30 à 15h30
  • 6 octobre, 17 novembre, 15 décembre, 19 janvier, 16 février, 23 mars, 13 avril, 18 mai, 15 juin.
  • Salle Gaujoux, Centre hospitalier Montperrin, 109, chemin du Petit Barthélémy, Aix-en-Provence

Séminaire de lecture d'Antibes

par Carole Mitaine, Patrice Pajot et Jean-Paul Montel

Le programme sera communiqué ultérieurement.

  • Horaire non précisé
  • 6 octobre, 1er décembre, 12 janvier, 9 mars, 4 mai, 1er juin.
  • Service du Docteur Carole Mitaine, psychiatrie, Centre Hospitalier d'Antibes

Séminaire de lecture de Bandol

Par François Morel

Les ouvrages étudiés seront brièvement présentés lors du premier vendredi

Bibliographie supplémentaire :

Séminaire de lecture de Cannes

par Patricia Martinez et Jean-Paul Montel

Du choix du sexe comme du genre de l'équivoque ? par Patricia Martinez

Il ne suffit pas de naître fille ou garçon pour devenir femme ou homme. Nous essaierons, à travers la lecture et le commentaire critique de quelques textes princeps de Freud et de Lacan, d’approcher la question du choix du sexe d’un sujet. Pour ce faire, nous centrerons notre travail sur les notions de sexe, sexualité et sexuation et sur les questions du phallus, de la fonction phallique et des jouissances qui nous permettront peut-être d’aborder le réel en jeu dans le devenir sexué d’un sujet.

Séminaire de lecture de Draguignan

par Patrice Pajot, Martina Blatché et Jean-Paul Montel

Le programme sera communiqué ultérieurement.

Séminaire de lecture de Marseille

par Ghislaine Delahaye et Michel Leca

Lorsque Freud reprend la maxime de Bonaparte « le destin, c’est la politique », il la déforme en « l’anatomie c’est le destin ».

On trouve cela dans un texte de 1924 : « La disparition du complexe d’Œdipe »

Si la suprématie du biologique paraît s’imposer comme déterminant le fait d’être homme ou femme, Freud va éclairer les conséquences psychiques de cette différence des sexes. En suivant le développement de la sexualité infantile, il considère que la vie pulsionnelle est remaniée par le complexe d’Œdipe et par le complexe de castration. Freud lie donc l’anatomie à l’investissement libidinal, et ce sont les avatars de l’Oedipe qui vont orienter les identifications sexuées.

Lacan poursuit avec le terme de sexuation qui met l'accent sur les modalités de jouissance où la fonction phallique, c'est à dire la fonction de jouissance impliquant la castration, répartit les identités sexuées : tout phallique ou pas-tout phallique.

L’anatomie n’est donc plus tout le destin puisque cette question est déterminée par la position subjective, d’un côté ou de l’autre dans ce rapport à la jouissance et au phallus. Les positions masculines et féminines ne sont pas du côté du genre, mais à saisir sur le versant de leurs rapport à des modalités de jouissance.

En lien avec les questions abordées dans le séminaire théorique, nous aurons donc à développer dans nos lectures ces processus d’identification et de sexuation pour saisir ce qu'il peut en être de leurs incidences sur les structures cliniques –névroses et psychoses- tout en respectant la particularité de chaque cas.

Propositions de lectures :

S. Freud :

  • Le déclin du complexe d'Oedipe, in La vie sexuelle, PUF
  • Contribution à la psychologie de la vie amoureuse, ibidem
  • Conférence XXIII, sur "La féminité", in Nouvelles Conférences d'introduction à la psychanalyse, nrf
  • "Psychogénèse d'un cas d'homosexualité féminine" ", chapitre IV, in Névrose, psychose et perversion
  • "Communication d'un cas de paranoïa en contradiction avec la théorie psychanalytique", ibidem
  • "La disposition à la névrose obsessionnelle", ibidem

J. Lacan :

  • Séminaire III "les Psychoses", leçon sur "La question hystérique" (le cas de l'homme au tramway) Le Seuil
  • Séminaire V "Les formations de l'inconscient", la signifiance du phallus (leçons XIV, XV, XVI), leçon XXIII (l'obsessionnel et son désir)
  • Propos directifs pour un Congrès sur la sexualité féminine, Ecrits, Le Seuil
  • Séminaire XX "Encore", leçons VI et VII, Le Seuil

C. Soler :

  • « Ce que Lacan disait des femmes », éditions du Champ lacanien
  • « La malédiction sur le sexe », cours de 1996-97, éditions du Champ lacanien

Séminaire de lecture de Nice

par Christian Schoch

La fonction phallique reste primordiale dans le rapport entre les sexes.

Il n’existe qu’une libido nous dit Freud, de nature masculine pour le garçon comme pour la fille.

D’autre part, pour Freud, la différenciation homme, femme est un processus très complexe : « Pour l’être humain, on ne trouve pas de pure masculinité ou féminité, ni au sens psychologique, ni au sens biologique » (Trois essais de la théorie de la sexualité, 1915). Cette différenciation se fera par le complexe de castration qui pivote autour du phallus, entre avoir ou pas le phallus.

Lacan va reprendre la différence sexuelle de Freud mais non pas entre un avoir ou pas le phallus mais entre être et avoir le phallus. L’homme l’a, la femme l’est.

Puis, avec ses formules de la sexuation, Lacan élabore la différence des sexes en termes de logique, du « tout » ou « pas tout phallique », le côté homme et le côté femme.

Un sujet peut se dire homme ou femme à partir d’une option de jouissance. Une femme a un rapport au sexuel singulier puisque le phallus ne résorbe pas toute la jouissance, ce qui la confronte à une jouissance inconnue, énigmatique, un vide qu’elle éprouve mais dont elle ne peut rien dire.

Pour Freud, c’est la névrose qui répond à la différence sexuelle, l’hystérique avec sa question, « suis-je homme ou femme ? » ou « qu’est-ce qu’une femme ? », l’obsessionnel dans son rabaissement et son clivage de la vie amoureuse. La question du phallus reste toujours cruciale, le penisneid en est une autre illustration.

Pour Lacan, la différence sexuelle, c’est l’Autre sexe. C’est une jouissance supplémentaire à la phallique. La clinique peut en témoigner, ce que nous tenterons de démontrer.

Alors, comment définir la différenciation sexuelle en dehors des semblants qui s’arrêtent toujours au pied du lit ?

La théorie des genres tente de donner une réponse et les sujets transsexuels tranchent cette question d’une façon radicale.

Il nous faudra aussi réfléchir à comment le sujet psychotique se situe dans la différenciation sexuelle, en dehors du délire schrébérien d’être la femme de Dieu, si la psychose efface la différence des sexes ?

Séminaires théoriques

Séminaire théorique d'Aix-en-Provence (Claude Mozzone)

par Claude Mozzone

Nous aborderons notre thème par le mythe de Tirésias. Il nous parle de coupure, de jouissance, du corps de la femme et de cécité (c’est-à-dire entre voir et savoir).

Pour nous y repérer, on s’appuiera sur les formules de la sexuation que Lacan propose dans le séminaire Encore livre XX.

Inspiré par la théorie des ensembles, il pose que le statut de chaque sexe est déterminé par la figure de l’exception : le père jouisseur, incastrable, ordonne l’ensemble des hommes selon la fonction phallique. Mais les femmes, bien que soumises au langage , ont l’opportunité d’une position autre , la castration n’est pas leur affaire.

On s’attardera sur la spécificité de la condition féminine : son étrangeté, sa jouissance Autre, son rapport au manque dans l’Autre, loin de l’illusion phallique.

Que penser alors de la haine que le féminin suscite ? et des valeurs de la virilité omniprésentes dans l’histoire des hommes ? Trouverons nous un chemin d’apaisement après le constat qu’ « il n’y a pas de rapport sexuel » ? Un nouvel amour, peut être ?

  • Le vendredi de 13h30 à 14h30
  • 6 octobre, 17 novembre, 15 décembre, 19 janvier, 16 février, 23 mars, 13 avril, 18 mai, 15 juin.
  • Salle Gaujoux, Centre Hospitalier Montperrin, 109, chemin du Petit Barthélémy, Aix-en-Provence

Séminaire théorique d'Aix-en-Provence (Marie-Christine Billioud et Chistophe Charles)

par Marie-Christine Billioud et Chistophe Charles

Comment envisager une clinique différentielle des sexes ?

La clinique est cette approche au cas par cas d'un sujet dont les symptômes rendent compte de la manière dont celui-ci est venu répondre à cette rencontre, toujours traumatique, d'avec la castration. Castration qui n'est pas sans rapport avec le féminin, cet X du désir de la mère, énigme quant à ce que veut l'Autre et qui concerne le sujet au plus haut point. Et ceci vaut pour tout sujet qu'il soit homme ou femme.

Lacan a mis en évidence que l'inconscient ne connait pas le biologique. Il conceptualisera avec les formules de la sexuation dans les années 1970 (Séminaire Encore Livre XX), la différence des sexes à la fois par l'opposition de deux logiques, celle du tout phallique pour les hommes et du pas-tout phallique pour les femmes. Il distingue aussi deux types de jouissance, l'une phallique pour les hommes et une autre dite « supplémentaire » pour les femmes. Il insiste alors sur la manière dont ce qui compte ce n'est pas le sexe biologique, mais la position subjective du sujet selon qu'il se situe du côté féminin ou du côté masculin.

Mais comment rendre compte que pourtant, il y a un réel, celui du corps qui vient faire irruption dans le symbolique, réel qui peut venir remettre en question les arrangements du sujet avec l'Autre comme en témoignent bien souvent les sujets psychotiques ?

Que penser par ailleurs de ce qui semble souvent le cas, à savoir que la femme serait plus souvent du côté de la névrose hystérique et l'homme du côté de la névrose obsessionnelle ?

Nous nous servirons pour avancer dans cette recherche de cette boussole que nous propose Lacan à partir des années 1970, à savoir le concept de jouissance. Ce qui impliquera d'articuler « ces concepts de jouissance » (partielle, phallique, supplémentaire, Autre) à celui du corps, « un corps cela se jouit ».

  • Le vendredi de 16h30 à 18h30
  • 6 octobre, 17 novembre, 15 décembre, 19 janvier, 16 février, 23 mars, 13 avril, 18 mai, 15 juin.
  • Salle Gaujoux, Centre Hospitalier Montperrin, 109, chemin du Petit Barthélémy, Aix-en-Provence

Séminaire théorique d'Antibes

par Carole Mitaine, Patrice Pajot et Jean-Paul Montel

Le programme sera communiqué ultérieurement.

  • Horaire non précisé
  • 6 octobre, 1er décembre, 12 janvier, 9 mars, 4 mai, 1er juin.
  • Service du Docteur Carole Mitaine, psychiatrie, Centre Hospitalier d'Antibes

Séminaire théorique de Cannes

par Jean-Paul Montel

Différence des sexes et appartenance sexuée 

Pour inscrire l’appartenance sexuée, nous partirons de la disjonction et non plus de la dualité sexuelle.

C’est en posant la sexuation et le mode de jouissance entre le tout et le pas tout phallique que se défont complémentarité et opposition binaire.

Quant à la fonction phallique commune au deux sexes, si elle supplée au non rapport sexuel, elle implique l’inscription de la castration.

Delà, “au mystère du deux” et à l’impossible du rapport sexuel se substitue l’articulation de chaque sexe à la jouissance.

Autre inférence, si le choix de l’identité sexuée se pose pour un humain affecté par le langage, c’est donc qu’il ne saurait se réduire ni à son état civil ni à son anatomie.

Par la même l’anatomie ne saurait être le destin. De même ne saurait-il y avoir de deuxième sexe.

Dans cette remise en question de la formule de Freud, exit de surcroit la fonction normative de l’Œdipe.

Pour autant comment soutenir un choix possible du sexe, si c’est au départ un choix forcé?

En outre, ainsi que l’avance Lacan dans le séminaire “Les-Non-dupes errent”, comment concevoir que l’être sexué puisse “s’autoriser de lui même... et de quelques autres”? Analogue à celle de l’analyste, la formulation interroge...

Quant à “l’assomption du sujet” à son propre sexe, elle présuppose aussi le procès de l’identification.

A partir delà quelles en seraient à notre époque les déclinaisons cliniques?

  • Le vendredi de 11h45 à 12h30
  • 15 septembre, 13 octobre, 17 novembre, 15 décembre, 26 janvier, 16 février, 23 mars, 13 avril, 25 mai, 22 juin.
  • Salle de réunion du Centre psychothérapeutique de jour « l’Extime », Centre Isola Bella, 27 avenue Isola Bella, 06400 Cannes

Séminaire théorique de Draguignan

par Patrice Pajot, Martina Blatché et Jean-Paul Montel

La subversion de la découverte Freudienne consiste à séparer la pulsion sexuelle de n’importe quel déterminisme naturel biologique.

Si Freud à découvert que la différence anatomique est médiatisée par le signifiant et réduite dans l’inconscient à la problématique d’avoir ou pas le phallus, les pulsions en elles-mêmes ignorent la différence sexuelle.

Si nous sommes habités par le langage, il est également nécessaire de concevoir que le phallus est une fonction symbolique, autant pour les hommes que pour les femmes.

La loi symbolique du phallus introduit une perte de jouissance, c’est ce que Lacan appelle « castration »et dont le sens logique réside en ce que le langage commet une erreur et réduit la polarité sexuelle homme –femme à un avoir-ne pas avoir le phallus. L’erreur logique que commet la langue avec le réel du sexe est de nommer cette différence à travers le signifiant, le seul à être coordonné à la jouissance. La jouissance de l’être qui parle est jouissance phallique.

Lacan a posé un des axiomes les plus révolutionnaires qui oblige à repenser les études féministes et celles du genre :la femme comme pas toute.

Dans les formules de la sexuation que Lacan développe, loin d’une identification biologique, il élabore une logique de ce qui chez les êtres est ou non institué par le phallus. Chaque sujet se situe par rapport à la sexualité à travers sa parole. Le sexe ne concorde pas avec le biologique mais avec une position discursive ; le processus de sexuation ne provient pas de la biologie, ni de contenus culturels, mais de la logique du langage.

Le côté féminin de la logique de la sexuation n’est pas complémentaire au masculin ce n’est pas une jouissance complémentaire de la jouissance phallique, elle est supplémentaire et contingente. C’est la logique du pas tout, tout n’est pas sous la loi du phallus. Ce point transforme tout champ d’étude discipline ou théorie qui s’instaure dans les universaux. C’est pour cela que Lacan a dit que la Femme, comme universelle n’existe pas.

Lacan a été le premier à dessiner les contours d’une théorie de la différence non imaginaire et non naturalisé : masculin et féminin sont deux formes de l’incapacité du sujet à atteindre une identité pleine.

  • Le mercredi de 10h à 11h
  • 27 septembre, 18 octobre, 15 novembre, 20 décembre, 17 janvier, 21 février, 14 mars, 18 avril, 16 mai, 20 juin.
  • Pôle de Santé Mentale - Responsable de Pôle : Docteur Louis Richard Fenoy - Centre Hospitalier de la Dracénie

Séminaire théorique de Marseille

par Muriel Mosconi

Sexuation et structures cliniques

Comment le complexe de castration répartit-il les sexes ? Quelle clinique en émane-t-elle ?

De cette question, orientée par la clinique et par sa lecture du corpus freudien, Lacan déduit les formules de la sexuation où le pas-tout est corrélé à la jouissance mystique.

Que se passe-t-il dans la psychose où la forclusion du Nom-du-Père implique celle, tout au moins parcellaire, du complexe de castration ?

Avec Schreber lu par Freud, Lacan répond : pousse à la femme.

Mais est-ce la seule réponse possible et quelles sont ses nuances ?

C’est au cas par cas, dans la présentation clinique par exemple, qu’une réponse peut se dessiner. Ce à quoi nous nous emploierons.

Comment la sexuation intervient-elle sur les structures cliniques ? 

Pourquoi l’hystérie est-elle plus volontiers féminine et la névrose obsessionnelle plus volontiers masculine et qu’en est-il de l’hystérie masculine et de l’obsession féminine ?  

Pourquoi la perversion et ses traits sont-ils plus volontiers masculins et qu’est-ce qui en répond du côté féminin ?

Quelle est l’incidence du sexe sur la clinique et l’évolution des psychoses ?

Et quelles solutions thérapeutiques devons-nous soutenir de ce point de vue ?

Comment le rapport à l’Autre sexe se construit-il dans tous ces contextes ?

Nous traiterons ces questions, et d'autres qui apparaitront au fil du séminaire, en nous appuyant sur le réel de la clinique et sur les textes de Freud, de Lacan et d'autres qui prennent acte de ce réel.

  • Le vendredi de 11h30 à 13h
  • 17 novembre, 8 décembre, 19 janvier, 16 février, 30 mars, 20 avril, 25 mai, 15 juin.
  • Bibliothèque des services de Psychiatrie Centre, Centre Hospitalier Universitaire de la Conception, Marseille

Séminaire théorique de Montpellier

par Géneviève Lacombe et Lina Puig

Y a -t-il une clinique différentielle des sexes ?

La clinique différentielle selon les sexes nous invite à une lecture différentielle de la vie sexuelle et de ses avatars, à partir de la théorisation freudienne revisitée et dialectisée autrement par Lacan.  

« Il a le phallus, elle ne l’a pas », conjugue Freud.

« Il l’a, elle l’est », reprend Lacan, ajoutant « il n’y a pas de rapport sexuel ».

Il s’agira de déplier ce qu’un tel écart introduit dans la conceptualisation des relations sexuées, H-F, H-H, F-F, et F-E, H-Enfant.

  • Le samedi de 13h30 à 15h
  • 30 septembre, 21 octobre, 16 décembre, 20 janvier, 3 février, 10 mars, 14 avril, 5 mai, 23 juin.
  • Clinique Saint Clément, Service du Docteur Jean-Jacques XAMBO - 115 Avenue St Sauveur, St Clément de Rivière

Séminaire théorique de Nice

par Bernard Lapinalie

Lorsque Lacan dénonçait le scandale de la psychanalyse en 1970, le scandale c’était l’injure faite au sexe, c'est-à-dire aux femmes depuis Freud. Pourquoi scandale de la psychanalyse ? Nous devons déjà en déduire que, pour Lacan, la question féminine et celle de l’inconscient sont solidaires. C’est pourquoi nous orienterons notre travail en examinant comment les apports de Lacan sur la sexuation ont accompagné, pas à pas, ses avancées sur sa conception de l’inconscient, comment il ne s’est pas seulement agi d’une juste place rendue aux femmes mais aussi à la clinique psychanalytique. Parmi les questions qui en découlent et qui seront mises au travail :

Quelle est l’incidence de l’anatomie dans la sexuation des êtres parlants ?

Quelle est l’incidence de l’anatomie et/ou de la sexuation dans la clinique des névroses - hystérique ou obsessionnelle - des psychoses et des perversions ?

Que peut-on attendre d’une psychanalyse selon que l’on est « homme » ou « femme » ?

Où en est la psychanalyse, en 2017, du scandale fait à la différence des sexes ?

  • Le mercredi de 17h à 20h
  • 4 octobre, 8 novembre, 6 décembre, 17 janvier, 14 février, 14 mars, 11 avril, 23 mai, 13 juin.
  • C.H Sainte-Marie « service Sainte-Cécile », 87 avenue Joseph Raybaud, Nice

Séminaire théorique de Saint-Rémy de Provence

par Jean-Jacques Gorog

Quel choix sexuel pour "l'homme" ?

La clinique fait valoir une répartition des sexes, femme-homme, selon une clinique classiquement normée, hystérie-obsession. C'est en soi déjà un paradoxe, que la névrose définisse une norme, d'indiquer avec ce terme de névrose que le parlêtre rencontre quelque difficulté avec le sexe, mais il y a aussi tous ceux névrosés ou non qui, soit refusent, soit ne peuvent entrer dans ce corset de la différence. On examinera comment la parole provoque tout sujet à se déterminer et quelles solutions pourront être inventées

  • Le samedi de 15h à 17h
  • 7 octobre, 18 novembre, 9 décembre, 13 janvier, 10 février, 24 mars, 7 avril, 12 mai, 2 juin.
  • Maison Pélissier, route d'Orgon, 13210 Saint-Rémy de Provence

Séminaire théorique de Toulon

par Martina Blatché, Christophe Charles, Ghislaine Delahaye, Bernard Lapinalie, Michel Leca, François Morel, Muriel Mosconi, Patrice Pajot et Marcel Ventura

Thème : Sexuations

Bibliographie supplémentaire : voir dans le descriptif du Séminaire de lecture de Bandol

Le post-modernisme remet en question l’idée que le « sexe » soit une donnée naturelle, d’où son écriture entre guillemets (Judith Butler) afin de montrer qu’il est une construction discursive, produite par la précatégorisation du genre qui le précède.

En effet, le « sexe » accorde une valeur à un trait physiologique qui pourrait n’avoir que peu d’importance pour une catégorisation, alors que l’Histoire a construit une division hiérarchique, culturelle, légale, de pouvoir entre les deux « sexes ». Cela ne s’est pas construit sans en rajouter sans cesse sur les traits distinctifs moraux, physiques, intellectuels étayant la théorie permanente de cette différence. Le sens général donné à cette différence par l’ensemble cumulé de ces discours est joliment résumé par Lacan : « on la dit-femme » (on la diffame).

Si le genre et le sexe sont tous les deux des constructions culturelles et non naturelles comme ont voulu le faire entendre la religion, le scientisme, et une culture politique multimillénaire, si sa construction repose sur la multiplicité des interpellations (Althusser) et actes performatifs (Austin, Butler, Preciado) établissant sa « naturalité » établissant un pouvoir politique sur le sujet, alors comment construire une clinique différentielle du « sexe » ?

Allons-nous nous situer à l’intérieur du « sexe » et établir comment les lois, cultures, religions ou sciences nous ont cliniqué(e)s différentiellement homme ou femme (Le primat du phallus freudien, les formules de la sexuation chez Lacan) dès avant la naissance ? Ou allons-nous sortir du « sexe » pour identifier le sexe (sans guillemets) comme le nom d’un point hors discours (“Il n’y a pas de rapport sexuel” Lacan) et dévoiler le “ sexe” comme le nom d’un assujettissement dont la psychanalyse serait un nom possible de sa déconstruction et dans ses actes un travail de mise en évidence de ses artifices?

Comment un sujet advient-il en se “sexuant”? Comment l’aider à s’autoriser de quand cette “sexuation” sort des prêts-à-porter (ou prêts-à-supporter) qui s’inscrivent dans la matrice hétéronormativante et hétérosexuante, quand le réel du sexe ne joue plus le jeu des performances attendues, positionnant du coup le sujet en situation de dissidence politique ?

  • Le vendredi de 11h30 à 13h et lors des Samedis Cliniques de 14h30 à 18h
  • 13 octobre, 8 décembre, 16 février, 30 mars, 13 avril, 1er juin.
  • Maison Relais Olbia Var Appartements 32 - 34, chemin du Pont de Bois 82000 Toulon et à l'hôpital de la Seyne/Mer, Salle Musset, pour les Samedis Cliniques, les 2 décembre 2017 et 19 mai 2018.